Mgr Jean ABBOUD,
Nous vous remercions sincèrement de votre soutien.
Toute l'équipe de Zenit vous souhaite également un bon carême.
Bien respectueusement,
Geneviève Sidaner
Zenit
ROME
Le pape Benoît XVI rencontrera les évêques d'Irak aussi en Jordanie
Benoît XVI souhaite que le Moyen-Orient devienne une terre de dialogue
Un représentant du Vatican met en garde contre l'éducation anti-catholique
NOMINATIONS
Le cardinal Saraiva Martins devient « cardinal-évêque »
ENTRETIEN
Qu'apporte le jeûne ?
Le darwinisme est une théorie scientifique, pas une idéologie
INTERNATIONAL
Belgique : Le card. Danneels se réjouit de la prochaine canonisation du P. Damien
Etats-Unis : Dans le coma, il se réveille avant d'être « débranché »
Inde : Les évêques mettent en garde contre le « fondamentalisme biblique »
La Conférence épiscopale portugaise s'oppose aux unions homosexuelles
La crise écologique : reflet d'une crise spirituelle plus profonde
France : L'Ordre de Malte lance les 'P'tits déj' en Carême'
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Rome
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Le pape Benoît XVI rencontrera les évêques d'Irak aussi en Jordanie
Invitation de l'Eglise de Jordanie
ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - Les évêques d'Irak rencontreront le pape Benoît XVI à l'occasion de son voyage en Terre Sainte, au mois de mai prochain, a confirmé lundi 23 février à l'agence Ansa l'évêque de Bagdad des Latins, Mgr Jean Benjamin Sleiman.
Les évêques d'Irak ont en effet été invités par leurs confrères de Jordanie a indiqué l'évêque qui participait à Rome à un colloque organisé par la Communauté de Sant'Egidio sur le thème : « La valeur de l'Eglise au Moyen-Orient ».
« Nous, en tant qu' évêques, avons été invités par l'Eglise locale à nous rendre en Jordanie », a déclaré l'évêque latin.
Au cours de son voyage en effet, selon l'Eglise de Jordanie, le pape pourrait se rendre au Mont Nébo, à 40 km au sud de Amman, d' où Moïse a contemplé la Terre Promise. Jean-Paul II s' était lui-même recueilli au Mont Nébo en l'an 2000.
Le pape pourrait aussi inaugurer l' église du Baptême du Christ sur la rive jordanienne du Jourdain. La maquette avait été bénie par Benoît XVI à l' occasion d' une audience générale (cf. Zenit du 23 janvier 2008).
Le pape pourrait aussi, toujours de source jordanienne, se rendre à la mosquée dédiée au Roi Hussein.
Benoît XVI a lui-même annoncé ce voyage le 12 février dernier en recevant des représentants du judaïsme des Etats-Unis.
Le voyage du pape devrait avoir lieu - mais le Vatican n' a encore rien publié officiellement - du 8 au 13 mai, avec une partie jordanienne, avant sa visite à Jérusalem, Bethléem et Nazareth.
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a confirmé le voyage sans préciser non plus de dates.
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Benoît XVI souhaite que le Moyen-Orient devienne une terre de dialogue
ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - A moins de trois mois de son voyage en Terre Sainte, Benoît XVI a souhaité que le Moyen-Orient devienne « une terre de dialogue et de collaboration fraternelle, de respect réciproque et de paix ».
C'est ce qu' affirme le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat, dans une lettre envoyée aux participants à un colloque organisé à Rome le 23 février par la Communauté Sant'Egidio sur le thème : "La valeur des Eglises au Moyen-Orient. Chrétiens et musulmans en discutent ensemble".
Benoît XVI souhaite que le Moyen-Orient devienne « une terre de dialogue et de collaboration fraternelle, de respect réciproque et de paix, grâce à l'apport responsable de tous les croyants qui y habitent », a écrit le cardinal Bertone.
Il s' agit d'un thème « de claire importance sociale et religieuse », a poursuivi le secrétaire d'Etat. Cette rencontre « constitue un pas supplémentaire dans l' itinéraire patient et profitable du dialogue entre chrétiens et musulmans sur des thèmes d' intérêts réciproques ». Celle-ci, en effet, « tend à affronter le n½ud crucial de la présence des communautés chrétiennes dans des régions à majorité islamique ».
L'objectif du congrès, a poursuivi le cardinal Bertone, est « de mettre en lumière, grâce à l'engagement de représentants importants du monde islamique, comment la présence des chrétiens au Moyen Orient représente une richesse véritable pour la société tout entière et une garantie significative de développement social, culturel et religieux ».
Dans cette lettre, le cardinal Bertone a aussi souligné que Benoît XVI « souhaite vivement que des éléments utiles se dégagent de cette réunion pour rendre le dialogue entre chrétiens et musulmans plus fraternel, spécialement dans les régions où les communautés chrétiennes sont minoritaires ».
La rencontre s' est articulée en trois parties : 'La richesse spirituelle', 'Culture, solidarité, éducation', 'Une fenêtre sur le monde' et s'est conclue par une table ronde sur le thème 'Chrétiens en monde arabe : communiquer la complexité'.
Plusieurs responsables de la Communauté Sant'Egidio ont pris part au colloque, dont le fondateur, Andrea Riccardi, ainsi que Mgr Antonio Maria Vegliò, secrétaire de la Congrégation pour les Eglises orientales, Mgr Jean Baptiste Sleiman, archevêque de Bagdad des Latins, Mgr Paul Youssef Matar archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Louis Sako archevêque chaldéen de Kirkuk, le métropolite grec-orthodoxe d'Alep Paul Yazigi et le métropolite syro-orthodoxe d'Alep Mar Gregorios Yohanna Ibrahim.
Marine Soreau
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Un représentant du Vatican met en garde contre l'éducation anti-catholique
L'imposition du programme québécois ECR viole les droits des parents
ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - Le nouveau programme sur la diversité religieuse imposé aux écoles québécoises constitue une violation des droits parentaux et frôle l'« anticatholicisme » selon le préfet de la Congrégation vaticane pour l' éducation catholique.
Le cardinal Zenon Grocholewski a commenté lundi dernier dans un entretien à l'agence ZENIT le programme québécois d' éthique et de culture religieuse (ECR), après la tenue d' une conférence à l' université pontificale Antonianum sur « le financement public des écoles catholiques » organisée par l'Institut Acton.
En septembre 2008, le ministère de l'Éducation du Québec a introduit un nouveau programme dans toutes les écoles publiques et privées de la province. Le nouveau cours obligatoire remplace le « programme d'enseignement moral et religieux catholique », l'« enseignement moral et religieux protestant » et l'« enseignement moral » parmi lesquels les parents pouvaient choisir.
Le nouveau programme confronte les élèves à une diversité de religions et à une éthique laïque.
« Aborder toutes ces religions viole le droit des parents à pouvoir éduquer leurs enfants conformément à leur propre religion » a expliqué le cardinal polonais qui se fait ainsi l' écho de parents qui affirment que les manuels ne sont pas neutres sur le plan idéologique.
« Parler de toutes les religions de la même manière, a poursuivi le cardinal Grocholewski, s' apparente quasiment à une éducation anticatholique, car ceci crée un certain relativisme ». Il a conclu en soulignant que cette méthode d' instruction pourrait en fin de compte être antireligieuse puisque les jeunes ont l' impression que chaque foi est un récit imaginaire.
L'a ssemblée des évêques catholiques du Québec s' était montrée modérée dans sa critique du programme
« Ethique et culture religieuse ». Dans leur déclaration en mars 2008, les évêques avaient admis que le programme pourrait « promouvoir une meilleure compréhension mutuelle entre ceux qui professent des croyances religieuses différentes ou laïques ». Les évêques s' étaient réjouis de ce que le nouveau cours souligne le rôle particulier du catholicisme dans l' histoire de la province canadienne française.
Toutefois, réaffirmant leur préférence pour le choix parental, les évêques ont déclaré s' en tenir à une attitude
« critique et vigilante ». Ils ont fait part de leur inquiétude que l' enseignement de la religion d'un point de vue strictement socio-culturel puisse mener à une compréhension restrictive de l'expérience religieuse.
Certains ecclésiastiques canadiens, tels le cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec, continuent à soutenir que les parents devraient pouvoir choisir d' exempter leurs enfants du programme pour des raisons de conscience. Pour le moment, le gouvernement du Québec n' a autorisé aucune de ces exemptions pour les parents concernés. Les élèves qui manqueraient les cours d'« Ethique et culture religieuse » pourraient être suspendus.
Kris Dmytrenko
Traduit de l'anglais par E. de Lavigne
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Nominations
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Le cardinal Saraiva Martins devient « cardinal-évêque »
Et le cardinal Vallini « cardinal-prêtre »
ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - Le pape Benoît XVI a élevé à l'ordre des cardinaux-évêques le cardinal José Saraiva Martins, préfet émérite de la Congrégation pour les causes des saints. Il lui a attribué le titre de l' Eglise suburbicaire de Palestrina.
Le pape a également élevé à l'ordre des cardinaux-prêtres son vicaire pour le diocèse de Rome, le cardinal Agostino Vallini. A cette occasion, le pape a élevé au rang presbytéral la diaconie de Saint-Pierre-Damien aux Monti di San Paolo.
Rappelons qu' à l' origine les cardinaux étaient des membres du clergé de Rome, dépendant de l'évêque de Rome qu' ils avaient la charge d' élire : d' où l' attribution à chaque cardinal d' un « titre » dans Rome ou dans les diocèses limitrophes pour rappeler ce lien concret avec l' évêque de Rome.
Le collège des cardinaux est structuré en trois ordres : les cardinaux évêques des diocèses voisins (suburbicaires), les cardinaux prêtres, titulaires des paroisses ou titres de la ville de Rome, et les cardinaux diacres, responsables des diaconies romaines. Les patriarches des Églises orientales sont assimilés aux cardinaux évêques mais gardent leur titre, sans recevoir de titre dans Rome.
Depuis 1962, les cardinaux qui ne sont pas encore évêques reçoivent la consécration épiscopale, sauf dispense spéciale du pape. Une disposition confirmée par le Code de droit canonique de 1983.
Jean-Paul II et Benoît XVI ont pourtant créé cardinaux des prêtres qui n' ont pas été consacrés évêques par la suite, comme le P. Henri de Lubac, jésuite, et le P. Yves Congar, dominicain.
Dans le collège des cardinaux, rappelons aussi que le doyen - élu - le cardinal Angelo Sodano, porte le titre honorifique d' évêque d'Ostie ; le camerlingue assure la gestion temporelle du Saint-Siège lors de la vacance du Siège apostolique ; le cardinal Protodiacre ( premier d'entre les cardinaux diacres ) annonce notamment le nom du cardinal élu pape au conclave.
Au moment de son élection, le cardinal Ratzinger était cardinal-évêque et doyen du collège des cardinaux.
ROME, Mercredi 25 février 2009 (ZENIT.org) - « Il y a toujours beaucoup d' angoisse à l' idée de se priver de nourriture », affirme Jean-Christophe Normand, animateur de retraites, dans cet entretien sur le jeûne. Il reconnaît qu'« il y a un enjeu authentique de conversion sur le plan spirituel », même si « les fruits sont propres à chaque personne ». « Ce qui est certain, dit-il, c'est que le jeûne apporte des réponses ».
Jean-Christophe Normand est laïc, père de famille. Consultant en Ressources humaines et coach en entreprise, il anime des retraites d' initiation au jeûne depuis 2007. Il a repris le projet lancé à l' origine par un théologien suisse, Harri Wettstein, qui a proposé pendant plusieurs années, au monastère bénédictin français de la Pierre-qui-Vire, l' expérience d' un jeûne de six jours selon une méthode éprouvée et adaptée à notre époque.
Zenit - Qu' apporte le jeûne sur le plan spirituel ?
J.-C. Normand - Il y a un enjeu authentique de conversion sur le plan spirituel. Les gens qui viennent, parfois non-croyants, sont en quête. Une quête qui va prendre corps pendant la semaine et qu' ils ne savent pas toujours nommer. Face à un enjeu de changement, le jeûne donne des ressources pour faire face à un passage. Pour les aider, un temps d' accompagnement individuel avec un moine est proposé et conseillé, même si rien n' est imposé. Les personnes qui viennent ont besoin d' être guidées. Durant la retraite, un travail considérable se fait en chaque personne et elles ont en général besoin d' exprimer ce qu'elles ressentent. Cette retraite est aussi l' occasion de suivre les Offices liturgiques des moines bénédictins et la vie de leur communauté. Nous leur proposons d' essayer de vivre la liturgie et de rentrer dedans, de voir comment cela se déroule, d' être attentif à ce qui s' y passe. Le jour où nous nous séparons, nous faisons un temps de relecture. Les personnes arrivent alors à mettre des mots sur ce qu'elles sont venues chercher. Les fruits sont propres à chaque personne. Mais ce qui est certain, c' est que le jeûne apporte des réponses.
Zenit - Et sur le plan physiologique ?
J.-C. Normand - Tout d' abord, il faut affronter la crainte du manque. Et c' est très encourageant de se rendre compte qu' on peut y arriver. Cela donne finalement une confiance personnelle très forte : mon corps a des ressources pour vivre des périodes de disette !
A travers le jeûne, nous percevons aussi les dysfonctionnements de notre alimentation. Il y a des personnes qui font des excès : cela permet de trouver une mise à distance, de retrouver une forme d' hygiène de vie, de bien être.
Enfin, le système digestif au repos dégage des ressources supplémentaires. On a moins besoin de dormir. La qualité de concentration est différente. Le niveau d' acuité intellectuelle est renforcé. L' énergie du corps passe à la tête...
Zenit - Le jeûne n' est pas une démarche naturelle...
J.-C. Normand - Non, il y a toujours beaucoup d' angoisse à l'idée de se priver de nourriture. Au niveau spirituel, cela relève du lâcher prise. En nous plaçant en position basse, en posture d' humilité, nous allons renoncer à notre appétit de puissance. Nous allons faire le tri de ce qui est nécessaire ou pas dans nos vies. Dans ce travail d' introspection et de mise à distance, tout ce qui est excessif dans nos vies va être temporisé.
Enfin, on ne jeûne pas que pour soi. Le jeûne ouvre aux autres et à la vie caritative. C'est pourquoi nous proposons systématiquement, en fin de retraite, de faire un don, de soutenir une ½uvre. Nous vivons ainsi pleinement les charismes associés à la vie du Christ. En plus de la joie d'un bien être physique, nous ressentons la joie d'être en communion avec nos frères et nos s½urs.
Pour participer à une retraite d'initiation au jeûne :
Abbaye Ste Marie de la Pierre-qui-Vire du 26 juillet au 2 août 2009
Abbaye saint Guénolé de Landévennec du 11 au 18 octobre 2009
Contact : Jean-Christophe Normand
Propos recueillis par Marine Soreau
ROME, Lundi 23 février 2009 (ZENIT.org) - Le 12 février dernier était célébré le 200e anniversaire de la naissance du scientifique et observateur anglais Charles Darwin, auteur de « L'origine des espèces » et de la seconde théorie de l'évolution, après celle de Lamarck. Cet anniversaire a été une occasion de dialogue ouvert entre scientifiques et théologiens, permettant de concilier la vision de la foi avec celle de la science, souvent considérées à tort comme s' opposant.
A ce propos, ZENIT s' est entretenu avec le père Marc Leclerc S.J, professeur de philosophie de la Nature à l' université pontificale Grégorienne, qui organise, aux côtés du Conseil pontifical pour la culture, le congrès sur le thème « Evolution biologique, faits et théories », qui se déroulera à Rome du 2 au 7 mars.
Zenit - Quelques mots d' abord de la vie de Darwin. Sa formation théologique dans l' Eglise anglicane a-t-elle eu une influence sur ses théories de l'évolution ?
P. Leclerc - Darwin était essentiellement un grand biologiste. Il n' était pas un philosophe ni un théologien. S' il est vrai qu' u départ sa formation a été davantage théologique au sein de l' Eglise anglicane, il a pris ses distances vis-à-vis de l'Eglise pour des raisons personnelles : principalement la mort de sa fille qui lui a semblé une grande injustice et a contribué à l' éloigner de la foi. Mais on peut dire qu' il est resté toujours respectueux ; sa femme, elle, était très croyante. Darwin a évolué. Pour finir, il a opté, comme il le disait lui-même, pour un agnosticisme ouvert, mais il n' a jamais été un athée qui utilise ses convictions religieuses contre la foi, comme le feront, malheureusement, certains de ses disciples. Mais il ne faut pas y voir une influence directe et encore moins la faute de Darwin. Il n' intervient ni dans un sens ni dans l' autre. Et sa théorie scientifique en tant que telle n'a rien à voir avec l' existence ou pas de Dieu, car nous sommes sur un tout autre plan.
Zenit - Quel risque y a-t-il de voir la théorie de l'évolution de Darwin se transformer en une idéologie ?
P. Leclerc - Je pense tout particulièrement à deux éléments de sa théorie : le caractère aléatoire des variations et le mécanisme de la sélection naturelle. Faire abstraction de ces deux éléments et les ériger en clé d' interprétation de toute la réalité, c'est passer, probablement même sans s'en rendre compte, d' un plan scientifique à un plan idéologique, ce qui est une fausse philosophie, une fausse théologie, et s' oppose directement à l' explication religieuse de la réalité. Les adversaires du darwinisme ne doivent pas tomber dans le même piège, en confondant la théorie scientifique avec ces extrapolations. La théorie scientifique mérite tout notre respect, mais doit être discutée au seul niveau scientifique, et c' est ce que nous nous proposons de faire dans ce congrès. Ses extrapolations théologiques n' ont rien à voir avec la science.
Zenit - Comment parvenir à une juste vision entre évolution et création ?
P. Leclerc - Je suis convaincu que la médiation philosophique est indispensable pour éviter une confusion entre les deux domaines : un conformisme ou un désaccord, une séparation radicale ou un méli-mélo de tout dans lequel on ne comprend plus rien, pour arriver à articuler de façon rationnelle des plans qui sont distincts. C' est là qu'une médiation philosophique s' avère indispensable.
Zenit - Dire que l' homme est le résultat de l' évolution du singe correspond-il à une vision chrétienne ? Si oui, à quel moment a été créée l'âme ?
P. Leclerc - Tout d' abord, nous sommes différents des singes. Ce sont nos cousins, pas nos ancêtres. Le problème est que biologiquement nous avons des ancêtres communs, nous sommes donc cousins sur le plan biologique. Mais leur histoire est différente de la nôtre. Les uns diront que la nôtre « commence avec l'homo sapiens », pour d'autres : « bien avant l'homo erectus », d'autres encore prétendent qu' « elle commence avant avec l'homo habilis ». Il est impossible de trancher. Nous avons des indices, mais aucune preuve formelle. Ces indices correspondent au caractère symbolique de la pensée, au langage articulé et symbolique ouvert à tous et à la possibilité d'avoir, librement, des relations avec autrui, avec Dieu. Je suis incapable de dire à quel moment est apparue l' âme humaine : ce que l' on sait, c' est que l' humanité est aujourd'hui une espèce unique de l' homme moderne sapiens sapiens. Au sein de cette espèce, chacun d' entre nous est créé par l' âme de Dieu, chacun étant doté d' une âme propre. Quand tout cela a-t-il commencé ? Nous disposons, entre autres, d' une donnée importante : l' évolution biologique aurait culminé avec l' homo sapiens. Mais déjà avant l' apparition de l' homo sapiens commence la révolution culturelle, propre à l'homme.
Zenit - La Genèse est-elle une théorie de la création du monde ou une théorie théologique pour expliquer la création de l'homme et sa liberté ?
P. Leclerc - Je rappelle ce que disait Galilée : la Bible ne nous enseigne pas « comment le ciel va, mais comment on va au ciel ». La Genèse nous relate comment l' homme a été créé par la pensée de Dieu, comment on va à Dieu et comment on s' est éloigné de Dieu. Elle ne nous dit pas scientifiquement pourquoi. A partir de cette conception, elle veut nous faire comprendre quel est le projet de Dieu sur l' homme et comment l'homme doit s'adapter à ce projet.
Zenit - L' homme est-il le seigneur de la création ou une espèce animale plus évoluée ?
P. Leclerc - Au niveau simplement phénoménologique, seul l' homme est capable d' une interaction avec son milieu en le modifiant à son gré, et il n' est pas obligé de s' adapter aux changements extérieurs du milieu. Un exemple : l' homme a produit « L' origine des espèces ». On n' a jamais vu un animal réfléchir sur son origine et sur l' origine de tous les êtres vivants.
Propos recueillis par Carmen Elena Villa
Traduction française : Elisabeth de Lavigne
ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - Le cardinal Godfried Danneels se réjouit de la prochaine canonisation du Père Damien de Molokai et indique deux dimensions de l'événement, indique l' agence belge Cathobel. Kerknet a aussi recueilli la réaction du Provincial de Picpus.
Le Père Damien, né Josef de Veuster, a été béatifié le 4 juin 1995 par le pape Jean-Paul II, et 13 ans plus tard, le 3 juillet 2008, la Congrégation pour la Cause des Saints a annoncé l' approbation, par Benoît XVI , de sa canonisation prochaine. Le consistoire du 21 février dernier a fixé la date de la canonisation qui aura lieu le 11 octobre prochain.
Le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, a annoncé sa venue à Rome pour la célébration : « Cette annonce me remplit de fierté et de joie. En tant qu' évêque du lieu dont le père Damien est originaire, il est évident que je me rendrai place Saint-Pierre ».
Il souligne deux aspects de l' événement : « L' événement est marquant à double titre : D'abord, parce que le père Damien est le premier saint originaire du diocèse depuis saint Jean Berchmans au seizième siècle. Ensuite, parce que le futur saint est une personnalité hors du commun. Il est devenu missionnaire - non pas par choix - mais afin de prendre la place de son frère qui était tombé malade. Une fois arrivé à Hawaï, il demanda à pouvoir se mettre au service des lépreux de Molokai, que des considérations sanitaires bannissaient de toute vie sociale. Il fit le choix de vivre au milieu d'eux et finit par être contaminé à son tour. A l' époque, la lèpre était une maladie mortelle. Pourtant, le père Damien garda l' espérance face à ce destin sans issue. Il se porta même volontaire pour que soient testés sur sa personne différentes formes de nouveaux traitements médicaux ».
« Quand on me demande de qui le père Damien pourrait devenir le patron, je réponds : De toutes ces personnes qui continuent à espérer contre toute espérance et qui persévèrent quoi qu' il advienne. C' est en effet cela que sa vie nous enseigne », a conclu le cardinal Danneels.
Dans les colonnes de KerkNet, le Père Fritz Gorissen, supérieur provincial de la province flamande des Pères de Picpus a également exprimé sa joie à cette nouvelle en disant ( la traduction est de Cathobel ) : « La canonisation du Père Damien est une confirmation ce que représente le Père Damien, raison pour laquelle il fut élu 'le plus grand belge' ».
« Cette parole du Père Damien est hautement significative: 'sans ma foi, il aurait été impossible de faire ce que j'ai fait'. La foi était essentielle pour le Père Damien. Elle était pour lui le motif de sa création. Ceci est très important, car cela montre que les gens sont capables de plus qu'ils ne le pensent s' ils ont confiance et se savent soutenus par leur foi. »
A propos de la vocation du P. Damien il ajoute : « Nous parlons parfois d' une vocation dans la vocation. Le Père Damien qui est parti comme missionnaire à la place de son frère malade, Pamfiel, a été neuf ans missionnaire à Hawaï. Sa vocation particulière, la vocation à l'i ntérieur de la vocation, a commencé à ce moment-là, quand il partit à Molokai pour soigner les lépreux. La date de la canonisation peut donner à cela une valeur particulière. »
Pour le Père Gorissen annonce des célébrations à Bruxelles et à Louvain (Leuven): « Une fête populaire est prévue et tous les évêques belges ont le projet d'une célébration nationale dans nos deux langues à Bruxelles, peut-être à la basilique de Koekelberg. En tant que Picpus, nous voulons aussi organiser quelque chose ici à Louvain, car c' est ici que se trouve la tombe du Père Damien. Nous envisageons de réunir les institutions et les organisations qui portent le nom du Père Damien.
Il y a quelque temps, la décision a été prise de céder au diocèse d'Honolulu une relique de la tombe du Père Damien à Louvain. À ce sujet le diocèse d'Honolulu avait introduit une requête chez nous via Rome et les évêques belges. Il s'a git d'un petit os du pied du Père Damien. Pour nous, il s' agit surtout de transmettre l' inspiration qui se dégage du Père Damien. »
ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - Dans le coma, Mike Connolly, 56 ans, s' est réveillé juste avant d'être « débranché » par les médecins, aux Etats-Unis, annonce « Gènéthique », la synthèse de presse de la fondation Jérôme Lejeune.
D' après les médecins, Mike Connolly n' aurait jamais dû se remettre de l'état dans lequel l' a plongé son arrêt cardiaque de 35 minutes et le fait que son cerveau n' ait pas été oxygéné pendant 10 minutes environ.
D' habitude, on estime qu' une absence d' oxygénation de plus de quatre minutes entraîne de sévères dommages dans le cerveau.
Source : Life News 20/02/09
ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - En Inde, dans le Karnataka, les évêques mettent en garde les catholiques contre le « fondamentalisme biblique », indique « Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des Missions étrangères de Paris (MEP).
Le 19 février dernier, dans leur déclaration commune à l'issue de leur session annuelle de six jours à Mysore, dans le sud de l'Inde, les évêques catholiques ont voulu mettre l' accent sur la nécessité pour tout chrétien de fonder sa vie sur la Parole de Dieu mais aussi mettre en garde les fidèles contre les dangers d'une interprétation trop littérale de la Bible (1).
Après avoir fait le constat du « manque de culture biblique » des catholiques dans leur ensemble, la Conférence des évêques catholiques de l'Inde (CCBI) de rite latin, qui se réunissait pour sa XXIe assemblée plénière, sur le thème « La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l'Eglise », a conclu qu'« un grand nombre de fidèles n' accor[dait] pas une place suffisante à la Bible dans la vie quotidienne ».
Selon eux, la « situation est aggravée » par le niveau accablant de certaines homélies qui ne réussissent pas à faire comprendre comment la Parole de Dieu concerne la vie de tous les jours du chrétien. Les prélats ont conseillé aux catholiques de mieux connaître la Bible et pour cela, d' en posséder un exemplaire par foyer et de la lire régulièrement. Ils ont également mis en garde les fidèles contre les dérives du « fondamentalisme biblique », qui s' appuie sur l' interprétation littérale de la Parole de Dieu. Une inquiétude qui est sans doute à mettre en lien avec les tragiques événements de l' automne dernier.
L' Etat du Karnataka, qui accueillait à Mysore les 116 membres du CCBI, fait en effet partie des régions qui ont été les plus touchées, après l'Orissa, par les violences antichrétiennes perpétrées par les militants hindouistes entre août et octobre 2008.
Les militants hindouistes, et en particulier ceux du Bajrang Dal (2) qui avaient alors brûlé et saccagé une quarantaine de lieux de culte, avaient justifié leurs violences en accusant les chrétiens d' avoir pratiqué des conversions forcées et insulté leurs dieux. Le Bajrang Dal avait fait circuler des brochures qu' il disait avoir été distribuées par l'Eglise pentecôtiste The New Life Fellowship Trust, et intitulées « N' adorez pas les dieux hindous » (3).
Mangalore, importante ville portuaire, et fief de nombreux mouvements évangéliques, avait subi les plus violentes et les plus nombreuses attaques, jusqu'à 12 agressions simultanées le 14 septembre 2008. L' évêque de Mangalore, Mgr D' Souza, avait alors vivement critiqué les Eglises évangéliques d' être à l'origine de ce déchaînement anti-chrétien, soulignant leurs méthodes prosélytes agressives et l' amalgame qui pouvait avoir été fait par les hindouistes, ne voyant pas de différences entre les différentes Eglises (4).
Le ministre-président du Karnataka, B. S. Yeddyurappa, s' exprimant sur CNN-IBN (5) le 18 septembre dernier, avait lui-même reconnu l' absence de collusion entre les catholiques et les évangéliques: « J' incline à croire que la New Life Church cherche à convertir les gens. J' ai demandé à l' évêque catholique de nous aider mais, tout comme nous, il n' a pas de possibilité d' action sur eux ».
Selon The Times of India, du 17 septembre 2008, la New Life Fellowship Trust (NLFT) dirige deux centres à Mangalore depuis plus de vingt ans. Donald P. Menezes, pasteur, et membre du comité exécutif des missions du Karnataka de la NLFT, y déclare que son Eglise ne pratique aucune conversion forcée mais que leur mouvement connaît une forte progression. Selon lui, quelque 500 personnes assistent aux différents offices en anglais et langues vernaculaires, dont « beaucoup de croyants de différentes religions qui viennent à nos cessions de guérison. Ils sont guéris de maladies très graves comme le cancer »
Le pasteur évangélique nie également toute paternité de la NLFT concernant la brochure incriminée. En décembre dernier, le All India Christian Council (AICC) a laissé entendre que le document était un faux, soulignant que seuls deux bâtiments de la New Life Fellowship Trust avaient été attaqués sur 39 églises saccagées, ce qui rendait peu crédible les accusations d' hindouistes dirigées contre une Eglise en particulier.
ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - La Conférence épiscopale portugaise (Cep) réaffirme son opposition à toute tentative « d' assimiler les unions homosexuelles au mariage de familles constituées sur la base d' un amour entre un homme et une femme ».
La note pastorale du Conseil permanent de la Conférence épiscopale portugaise intitulée 'Em favor do verdadeiro casamento' ('En faveur du vrai mariage'), a été évoquée dans L'Osservatore Romano, le 24 février.
Cette note entend aussi répondre à l'engagement pris par le premier ministre portugais, le socialiste José Sócrates Carvalho Pinto de Sousa, d' autoriser de telles unions s' il est réélu à l'automne prochain.
La famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme « a le droit de voir reconnue son identité unique et incomparable, sans mélange et sans confusion avec d'autres formes de cohabitation ». Dénonçant « la tentative de détruire la société portugaise », les évêques soulignent qu' une loi qui autoriserait le mariage et l' adoption par des couples homosexuels « constituerait un changement grave des bases anthropologiques de la famille et, avec elle, de toute la société, mettant en danger son équilibre ».
Le Conseil permanent de la Cep entend rappeler la « complémentarité des deux sexes » et avertit que plusieurs « modèles alternatifs » de mariage et de famille « représenteraient des sources de perturbation pour les adolescents et les jeunes ».
Les évêques portugais, tout en affirmant que « l' homosexualité dénote l' existence de problèmes d' identité personnelle », rappellent que « l' Eglise rejette toute forme de discrimination ou de marginalisation des personnes homosexuelles et demande qu' elles soient accueillies fraternellement » et qu' on les aide « à dépasser des difficultés qui, bien souvent, engendrent de grandes souffrances ».
« L' opposition de l' Eglise s' étend aussi à la possibilité d' adoption de la part de personnes homosexuelles », précisent encore les évêques portugais.
La Cep sollicite enfin des initiatives qui « aident les familles stablement constituées à dépasser les problèmes » que beaucoup affrontent, qui valorisent la famille « comme lieu fondamental d' éducation des enfants » et qui protègent « son rôle important dans la vie sociale ».
Marine Soreau
ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - Lors de leur rencontre annuelle sur le thème de la sauvegarde de la création, les membres du Comité Conjoint de la Conférence des Eglises Européennes (KEK) et du Conseil des Conférences Episcopales d'Europe (CCEE), ont fait le lien entre crise écologique et crise spirituelle.
Dans un communiqué publié suite à leur rencontre qui s' est déroulée à Esztergom (Hongrie) du 19 au 23 février, les membres du Comité ont estimé que les plus pauvres sont les « premières victimes » d' une attitude irresponsable à l' égard de la création.
Le Comité a notamment réfléchi « sur le fait que la crise écologique, en tant que telle, constitue le reflet d'une crise spirituelle plus profonde », et il a exprimé son appréciation pour ces paroles de Benoît XVI : « Les déserts extérieurs se multiplient dans notre monde, parce que les déserts intérieurs sont devenus très grands ».
« Les participants ont reconnu que, en tant qu' êtres humains, nous avons besoin de nous considérer, nous-mêmes, comme gardiens de la création et non pas comme exploitants de celle-ci ». « La sollicitude envers une protection appropriée de la création est étroitement liée à la sollicitude envers la justice dans le monde », poursuit le communiqué.
Les membres du CCEE et de la KEK ont reconnu que, en tant qu' européens, « il nous faut partager un sentiment de solidarité envers les plus pauvres de notre planète, qui sont les premières victimes de notre attitude irresponsable à l' égard de la création ».
Le Comité a enfin souhaité que le CCEE et la KEK élargissent la possibilité de partager des « expériences positives ». Il a reconnu que « les Eglises d' Europe doivent prendre leurs responsabilités afin d'être de véritables gardiens de la création, en faisant des pas en avant notamment pour réduire notre 'empreinte de carbone' ».
La prochaine session annuelle du Comité aura lieu du 8 au 11 mars 2010 sur le thème des migrations.
La Conférence des Eglises d' Europe (KEK) est une communion de 125 Eglises orthodoxes, protestantes, anglicanes et de vieux-catholiques de tous les pays d'Europe et de 40 organisations associées. Fondée en 1959, la KEK a des bureaux à Genève, Bruxelles et Strasbourg.
Le Conseil des Conférences épiscopales d'Europe (CCEE) réunit les présidents des 33 Conférences épiscopales existant actuellement en Europe, représentées de droit par leur président, ainsi que les archevêques de Luxembourg et de la Principauté de Monaco et l'évêque de Chisinau (Moldavie).
ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - L' Ordre de Malte France lance cette année l'opération de générosité 'P'tits déj' en Carême'. Des jeunes participeront à une collecte de produits alimentaires en faveur des plus démunis.
Pour le Carême, l'Ordre de Malte France « lance une nouvelle opération riche de sens et de générosité au profit de ceux qui vivent dans la rue », affirment-ils dans un communiqué. « Elle consiste à collecter des produits alimentaires qui seront transportés vers des lieux où des petits-déjeuners sont servis par les bénévoles de l' association aux plus démunis ».
« P'tits déj' en Carême s' adresse aux élèves des écoles primaires et des collèges, aux groupes de catéchisme, mais aussi aux divers mouvements de jeunes de toute la France ». « Pendant ces 40 jours de partage, les jeunes vont participer à une collecte de produits nécessaires à l'organisation de petits-déjeuners, auprès de leur famille, amis et proches ».
Pour l' Ordre de Malte, « cette opération est aussi l' occasion de sensibiliser ces jeunes et de les écouter sur les thèmes de la précarité, de l' accueil, de la générosité, de la charité ».
Depuis 10 ans, l' Ordre de Malte organise les 'P'tits déj' du dimanche matin, où chaque dimanche d' hiver, des personnes démunies sont conviées à venir partager un petit-déjeuner près d' une cathédrale ou d' une église. « Les bénévoles qui les accueillent profitent de ce rendez-vous pour créer un lien avec eux, les écouter, les réconforter, leur redonner une véritable dignité ».