Canonisation du Père DAMIEN

Canonisation du Père DAMIEN
Monseigneur Jean ABBOUD et son archevêque Georges RIACHI concélèbrent la messe avec le Cardinal Danneels et son vicaire Monseigneur Joseph de KESEL, évêque à Bruxelles





Canonisation du père Damien – le Cardinal Danneels exprime sa fierté et sa joie


Rome vient d'annoncer que le bienheureux père Damien de Molokai sera canonisé dimanche le 11 octobre 2009.

Invité à une réaction, le Cardinal Godfried Danneels, archevêché de Malines-Bruxelles, a déclaré :

« Cette annonce me remplit de fierté et de joie. En tant qu'évêque du lieu dont le père Damien est originaire, il est évident que je me rendrai place Saint-Pierre. L'événement est marquant à un double titre : D'abord, parce que le père Damien est le premier saint originaire du diocèse depuis saint Jean Berchmans au seizième siècle.

Ensuite, parce que le futur saint est une personnalité hors du commun. Il est devenu missionnaire – non pas par choix – mais afin de prendre la place de son frère qui était tombé malade. Une fois arrivé à Hawaï, il demanda à pouvoir se mettre au service des lépreux de Molokai, que des considérations sanitaires bannissaient de toute vie sociale. Il fit le choix de vivre au milieu d'eux et finit par être contaminé à son tour. A l'époque, la lèpre était une maladie mortelle. Pourtant, le père Damien garda l'espérance face à ce destin sans issue. Il se porta même volontaire pour que soient testés sur sa personne différentes formes de nouveaux traitements médicaux.

Quand on me demande de qui le père Damien pourrait devenir le patron, je réponds : De toutes ces personnes qui continuent à espérer contre toute espérance et qui persévèrent quoi qu'il advienne. C'est en effet cela que sa vie nous enseigne ».

SIPI – Bruxelles, samedi le 21 février 09

Service de Communication

Père Damien

Naissance : le 3 janvier 1840. Tremelo, Flandre (Belgique)
Décès : le 15 avril 1889 (à 49 ans) Molokai, Hawaii
Nationalité : Belgique
Béatification : le 4 juin 1995, par Jean-Paul II

Le Père Damien (né Joseph de Veuster le 3 janvier 1840 à Tremelo en Flandre (Belgique) et décédé le 15 avril 1889 à Molokai (Hawaii) de la lèpre) était un membre de la Congrégation des Sacrés-C½urs de Jésus et de Marie (dite de Picpus), un ordre missionnaire fondé par Pierre Coudrin et Henriette Aymer de la Chevalerie en 1800.
Le 4 juin 1995, il est béatifié par le Pape Jean-Paul II tandis que le 3 juillet 2008, le Vatican a annoncé que le Père Damien serait canonisé au cours de l'année 2009 par Benoit XVI.
Père Damien est connu pour son travail de missionnaire dans le Pacifique auprès des lèpreux placés en quarantaine par les gouvernement locaux sur l'ile de Molokai à Hawaï. Dans son dévouement, il contracta cette maladie en novembre 1884. Malgré ses souffrances physiques, il poursuivit son travail de missionnaire jusqu'en 1889, année de sa mort. Il est considéré pour cette raison comme un "martyr de la charité". Pour la communauté chrétienne, le Père Damien est le Patron spirituel des sidéens et des lèpreux. Il est fêté localement par les hawaiens le 15 avril, mais depuis sa béatification, le jour officiel de sa fête est le 10 mai.
Sommaire
• 1 Biographie
o 1.1 Un prêtre missionnaire
o 1.2 Mort
o 1.3 Hommages
o 1.4 Béatification
o 1.5 Canonisation
• 2 Héritage
o 2.1 Action Damien
o 2.2 L'association Damien de Molokaï
• 3 Anecdotes
• 4 Bibliographie

Biographie
Le père Damien est né sous le nom de Jozef (Jef) de Veuster le 3 janvier 1840 à Tremelo dans la région des Flandres en Belgique. Il est le septième enfant de Frans de Veuster, un marchant de maïs, et de Anna-Katrien Wouters. Il entreprit sa scolarité à Braine-le-Comte avant d'entrer en 1858, à 18 ans, dans la Congrégation des Sacrés-C½urs de Picpus, un ordre missionnaire chrétien. Il ne commence cependant son noviciat qu'un an après, en février 1859, et prend pour nom "Damien" en référence à Saint Damien. Il suivit ainsi les pas de son frère aîné Auguste (père Pamphile), mais ce dernier, atteint de typhus, ne put malheureusement pas réaliser son rêve : partir à l'autre bout du monde et vivre une vie entière de missionnaire chrétien. Damien prit dès lors sa place. L'oeuvre de sa vie commence.
Un prêtre missionnaire
Le 19 mars 1864, à 24 ans, il débarque à Honolulu comme missionnaire chrétien. Il est ordonné prêtre peu de temps après son arrivée, le 21 mai de la même année. Dès lors, il se lance dans la dure vie de « prêtre-missionnaire » sur l'île de Hawaii, où il construira 8 églises, recevant le surnom de « prêtre-menuisier » .
Pour freiner la propagation de la lèpre, le gouvernement décide, en 1866, de déporter à Molokai, une île voisine, tous ceux qui sont atteints de ce mal alors incurable. Leur sort préoccupe toute la mission et, le 10 mai 1873, Damien est le premier à partir. Il restera définitivement à Molokaï, humble parmi les humbles.
Dans cet enfer, il devient le consolateur des 800 lépreux, leur pasteur, le médecin des âmes et des corps. Il ne fait pas de distinction de race ou de religion. Il partage leur vie et peu à peu, il construit une vraie communauté avec une église, des chemins, un hôpital, une école, un orphelinat.
Mort
En novembre 1884, il constate qu'il est à son tour atteint de la lèpre. Avec quatre collaborateurs, il continue d'assumer sa mission jusqu'à 2 semaines avant sa mort, le 15 avril 1889, à Kalaupapa sur l'ile de Molokai, Hawaii à l'âge de 49 ans.
Son corps est rapatrié en Belgique par le Mercator en 1936, et termine son long périple à Louvain, où il est inhumé dans la crypte de l'église Saint-Antoine.
Hommages
En 1945, le Mahatma Gandhi rend hommage a l'héroïsme du Père Damien. En 1969, les États-Unis érigent sa statue au Capitole des États-Unis d'Amérique. En 1989, la Belgique organise l'année Damien.
Béatification
Le 4 juin 1995, il est béatifié par le Pape Jean-Paul II. Après cette cérémonie une relique (main droite) du père Damien a été transferée à Molokaï et y a été enterrée le 22 juillet 1995 à Kalawao.
Canonisation
Le 3 juillet 2008, il a été annoncé que la Congrégation pour la Cause des Saints, puis le Pape Benoît XVI ont approuvé la canonisation du père Damien, qui devrait avoir lieu prochainement. Il deviendra sans doute Saint Damien de Molokaï. La nouvelle a été transmise au cardinal et primat de Belgique Godfried Danneels.1
Lors du Consistoire du 21 février 2009, Benoît XVI a annoncé la date de la Canonisation: Dimanche 11 octobre 2009. Avec Damien de Veuster, seront canonisés: une française, Jeanne Jugan (1792-1879), fondatrice des Petites soeurs des pauvres, Zygmunt Szczesny Felinski (1822-1895), archevêque polonais, et, deux religieux espagnols: le dominicain Francisco Coll y Guitart (1812-1875) et le frère trappiste Rafael Arnaiz Baron (1911-1938).
Héritage
Action Damien
Action Damien vit le jour en 1964. Cette Organisation non gouvernementale belge lutte contre la lèpre et la tuberculose dans 16 pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine, en travaillant presqu'exclusivement avec du personnel local. Elle finance aussi des recherches scientifiques. Plus de la moitié de ses besoins sont couverts par la population belge, notamment par la vente de marqueurs lors de la campagne annuelle du dernier week-end de janvier.
L'association Damien de Molokaï
L'association Damien de Molokaï a été créée par de jeunes étudiants en 1993 à Paris. Son action est inspirée de trois aspects de la vie du Bienheureux Damien : son travail auprès des marginaux, sa détermination à ce que chaque homme et chaque femme puisse trouver son épanouissement personnel, et enfin son respect des différences.
Anecdotes
• Le 1er décembre 2005, il est élu comme "Plus grand Belge dans l'Histoire " par les téléspectateurs de la chaîne de télévision flamande VRT. Quelques semaines plus tard, il a terminé troisième sur la RTBF (télévision belge francophone).
• Le père Damien possède une statue à la Place de la Culée à 7090 Braine-le-Comte (Belgique)
• En 2000, on a fait un film sur sa vie: Molokaï : The Story of Father Damien, avec Derek Jacobi, Kris Kristofferson, Sam Neill, Tom Wilkinson, Peter O'Toole et David Wenham.
Bibliographie
• Philibert Tauvel, Vie du Père Damien, l'apôtre des lépreux de Molokai, Desclée De Brouwer « Société de Saint-Augustin », Paris, 1890.
• Bernard Couronne ss.cc, Petite vie du Père Damien, Desclée De Brouwer, Collection "Petite vie", Paris, 1994.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 28 février 2009 16:21

Modifié le samedi 28 février 2009 16:36

Le Patriarche des maronites peut-il faire application du IIe concile du Latran (1139) en punissant d'excommunication tous les politiciens qui l'attaquent politiquement en tant que clerc ?

Le Patriarche des maronites peut-il faire application du IIe concile du Latran (1139) en punissant d'excommunication tous les politiciens qui l’attaquent politiquement en tant que clerc ?
Le Général Michel AOUN, ancien Premier Ministre libanais, Président du parti "le Corant Patriotique libre" et l'ancien Ministre de l'intérieur et Président du parti "EL MARADA", Soulayman FRANJIEH
(La photo est imaginaire et vise à amuser celui qui la regarde)




L'excommunication est, chez les catholiques et les orthodoxes, la plus grave des peines canoniques. Elle empêche la réception des sacrements et l'exercice de certains actes ecclésiastiques. L'excommunication frappe entre autres les schismatiques et les hérétiques.
Le mot vient du latin ecclésiastique ex-communicare, « mettre hors de la communauté ». C'est la peine canonique la plus ancienne dans le christianisme. Chez les premiers chrétiens, elle consiste en une exclusion de l'assemblée eucharistique : c'est la reprise de la pratique juive de l'exclusion de la synagogue, à laquelle le Nouveau Testament fait allusion en différents passages (Par exemple, dans l'évangile selon Jean, 9:22 (« les Juifs étaient déjà convenus que, si quelqu'un reconnaissait Jésus pour le Christ, il serait exclu de la synagogue »), 12:42 (« ils n'en faisaient pas l'aveu, dans la crainte d'être exclus de la synagogue ») et 16:2 (« Ils vous excluront des synagogues ». Extraits de la traduction de Louis Segond, 1910.)
. La conception chrétienne s'en écarte cependant par la suite : l'Église des chrétiens n'est pas conçue seulement comme une communauté de fidèles, comme la synagogue juive, mais aussi comme étant le corps du Christ.

Sommaire

• 1 Chez les catholiques
• 2 L'excommunication dans le Moyen Âge occidental
• 3 Notes
• 4 Voir aussi
o 4.1 Articles connexes
4.2 Bibliographie
L'excommunication est, chez les catholiques et les orthodoxes, la plus grave des peines canoniques. Elle empêche la réception des sacrements et l'exercice de certains actes ecclésiastiques. L'excommunication frappe entre autres les schismatiques et les hérétiques.
Le mot vient du latin ecclésiastique ex-communicare, « mettre hors de la communauté ». C'est la peine canonique la plus ancienne dans le christianisme. Chez les premiers chrétiens, elle consiste en une exclusion de l'assemblée eucharistique : c'est la reprise de la pratique juive de l'exclusion de la synagogue, à laquelle le Nouveau Testament fait allusion en différents passages1. La conception chrétienne s'en écarte cependant par la suite : l'Église des chrétiens n'est pas conçue seulement comme une communauté de fidèles, comme la synagogue juive, mais aussi comme étant le corps du Christ.
Chez les catholiques


L'excommunication (légendaire) de Robert le Pieux, peinture académique orientaliste de Jean-Paul Laurens, XIXe siècle. Musée d'Orsay.
Dans l'Église catholique, l'excommunication concerne uniquement les baptisés catholiques. Selon la définition du Code de droit canonique de 1917, elle consiste en « l'exclusion de la communion des fidèles » (canon 2257 §1). L'excommunié n'est pas exclu de l'Église catholique, mais de la communion in sacris (ou pleine communion), c'est-à-dire de la participation aux différents sacrements.
Au terme du Code de droit canonique de 1983, sont frappés d'excommunication :
• l'apostat, le schismatique et l'hérétique (can. 1364-1) ;
• celui qui commet un acte de violence physique contre le pape (can. 1370-1) ;
• le prêtre qui absout « le complice d'un péché contre le sixième commandement du Décalogue » (c'est-à-dire le complice d'un acte sexuel) ;
• celui qui profane, jette ou recèle « à une fin sacrilège » des matières (pain ou vin) consacrées (can. 1367) ;
• l'évêque qui ordonne un évêque sans mandat du pape, ainsi que celui qui a été ordonné (can. 1382). Pour une illustration récente de ce cas, cf. la Fraternité Saint-Pie-X ;
• le prêtre qui viole le secret de la confession, ainsi que l'interprète le cas échéant (can. 1388);
• celui qui pratique ou se fait complice actif d'un avortement qui réussit (can. 1398).
Le droit canonique distingue deux types d'excommunication :
• ferendæ sententiæ : excommunication qui ne frappe pas le coupable tant qu'elle n'a pas été intimée par une décision judiciaire ou administrative ;
• latæ sententiæ : excommunication encourue du fait même de la commission du délit (le droit canonique doit prévoir expressément ces cas), pourvu qu'elle ait fait l'objet d'une déclaration.
L'excommunié ne peut plus :
• s'il est prêtre : célébrer la messe ou une autre cérémonie religieuse, a fortiori célébrer un sacrement ou un sacramental, être enterré religieusement;
• pour tous les baptisés catholiques : recevoir des sacrements, obtenir un office, une dignité ou une charge dans l'Église, recevoir une sépulture religieuse.
La levée d'une excommunication ferendæ sententiæ se fait par l'autorité l'ayant prononcée (can. 1355-1). L'excommunication latæ sententiæ peut être levée par l'évêque pour les fidèles de son diocèse ou s'y situant, ou par tout évêque dans la confession (can. 1355-2). Ce pouvoir est parfois délégué aux prêtres pour certaines offenses.
Contrairement à une opinion commune, un catholique divorcé vivant en union libre ou remarié civilement n'est pas excommunié. En revanche, du fait qu'il vit en état de péché grave puisque du point de vue de l'Église il est en état de péché d'adultère, il ne peut recevoir l'Eucharistie (les catholiques sont supposés ne communier qu'absous de tout péché mortel (en état de grâce), et le divorcé remarié ne peut être absous, car l'absolution requiert un repentir sincère et une ferme intention de s'amender, condition qui ne peut être remplie tant que le second mariage civil ou l'union existe).
L'excommunication dans le Moyen Âge occidental
On distinguait deux types d'excommunication :
• L'excommunication mineure privait, de façon temporaire, le fidèle des sacrements, et surtout celui de l'Eucharistie.
• L'excommunication majeure ou anathème privait la personne de sépulture en terre bénie et de tout contact avec les autres catholiques.
Elle était perpétuelle et plus sévère.
L'excommunication pouvait être prononcée par le pape, un concile ou un évêque. La personne excommuniée avait une chance de réintégrer l'Église, à condition qu'elle aille jusqu'au bout de sa pénitence.
À l'époque carolingienne, le roi contrôle les excommunications et en fait une arme politique redoutable. Après l'an 1000, avec la réforme grégorienne, l'Église reprend le contrôle de l'excommunication pour imposer la paix de Dieu. Pendant la durée de l'excommunication d'un seigneur, le vassal est délivré de son serment de fidélité envers lui. Le IIe concile du Latran (1139) punit d'excommunication tous ceux qui attaquent les clercs. Au XVIe siècle, Luther critique l'excommunication et en fait le symbole de la tyrannie de l'Église catholique.
Quelques excommuniés célèbres du Moyen Âge :
• l'empereur Henri IV (XIe siècle), au cours de la Querelle des Investitures ;
• son fils Henri V, excommunié dans les mêmes circonstances ;
• le roi de France Philippe Ier à la suite de son deuxième mariage avec Bertrade ;
• Philippe IV le Bel.
• Louis VII
Liste des excommuniés célèbres
Aux débuts du christianisme
• Dès le concile d'Elvire vers l'an 300, l'Église catholique punit toute personne pratiquant l'interruption de grossesse d'excommunication (Aujourd'hui l'avortement provoque une excommunication latae sententiae, c'est-à-dire une exclusion automatique du simple fait de l'acte1).
• Arius en 325 pour avoir énoncé l'hérésie de l'arianisme, selon laquelle Jésus-Christ n'est pas Dieu, mais lui est suborbonné (voir aussi article Filioque).
• L'empereur de Rome Théodose Ier, par Saint Ambroise et pour avoir pratiqué une répression qui tua plus de 7 000 romains. L'excommunication ne fut levée que quand l'empereur, après plusieurs mois, accepta de faire publiquement repentance de son action, en se présentant publiquement couvert de cendres pour demander sa réintégration.
Au Moyen Âge
• Photius en 863 (et 879), dans sa lutte pour la succession au patriarche Ignace. On parlera du Schisme Photius.
• Robert le Pieux est excommunié en 999 pour son mariage consanguin avec sa cousine germaine Berthe de Bourgogne.
• Michel Ier Cérulaire est excommunié le 16 juillet 1054 par le Pape Léon IX agissant par l'intermédiaire de son légat Humbert de Moyenmoûtier. Ce fut le premier acte du Grand Schisme d'Orient
• L'empereur germanique Henri IV, au cours de la Querelle des Investitures en 1076.
• Le roi de France Philippe Ier pour avoir répudié Berthe de Hollande et épousé Bertrade de Montfort en 1092.
• Henri V met fin à l'excommunication initiée par son père en signant le concordat de Worms en 1122
• Louis VII de France en tentant d'imposer son candidat au siège de Bourges en 1141 contre Pierre de la Châtre, soutenu par le pape Innocent II. Le 22 avril 1144, il participe à la conférence de Saint-Denis pour régler définitivement le conflit entre le Saint-Siège et lui.
• Manfred Ier de Sicile en 1258, pour s'être fait couronner roi de Sicile alors que Conrad V n'était pas encore mort.
• Philippe IV Le Bel en 1302, pour avoir refusé de reconnaître qu'il tenait du pape la souveraineté de son royaume.
• Gilles de Rais, le 8 octobre 1440 lors de son procès, accusé d'avoir violé, torturé et assassiné 140 enfants.
Grand Schisme d'Occident
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Grand schisme d'Occident)
Aller à : Navigation, Rechercher
Pour les articles homonymes, voir Grand schisme.
On appelle grand schisme d'Occident (ou Grand Schisme) la crise pontificale qui touche le catholicisme au tournant des XIVe et XVe siècles (1378 - 1418), divisant pendant quarante ans la chrétienté catholique en deux obédiences.
Cette crise survient en Europe en pleine guerre de Cent Ans, à la faveur des transformations d'un système féodal qui ne répond plus aux besoins d'une société en pleine mutation. En effet l'Église n'a plus le rôle culturel et social qui était le sien au début du Moyen Âge et qui l'avait rendue indispensable à l'exercice du pouvoir.
Au Moyen Âge tardif, les mutations économiques induisent la création d'États modernes que l'Église n'a plus les moyens d'assujettir culturellement. Sur le terrain politique, cela se traduit par l'affrontement du roi de France Philippe le Bel et du pape Boniface VIII qui cherchent à affirmer la primauté absolue de leur pouvoir. En Italie, les luttes du pape et de l'Empereur débouchent sur l'affrontement entre Guelfes et Gibelins du XIIe siècle au premier XIVe siècle.
Ces tensions et conflits aboutissent dans un premier temps à l'installation de la papauté à Avignon puis en 1378, au Grand schisme.
Celui-ci, inscrit dans une crise profonde du sentiment et de la pensée religieuse, est marqué par deux successions pontificales simultanées, l'une à Rome et l'autre à Avignon (dont le tenant en titre est qualifié d'antipape). L'Église dont une partie du rôle social et culturel a été pris en charge par la bourgeoisie depuis le XIIIe siècle sort moralement et spirituellement affaiblie de cette crise : le gallicanisme se développe, les particularismes nationaux s'exacerbent, le sentiment religieux se modifie, de nouvelles hérésies émergent.
Époque moderne
• Martin Luther en 1521, pour son opposition aux dérives du catholicisme romain. Il sera l'initiateur du protestantisme (luthéranisme)
• Henry VIII en 1533 pour ses pratiques matrimoniales très personnelles. Celui-ci réagit en coupant tout contact avec Rome et en instaurant l'anglicanisme, coupant ainsi Rome d'une source importante de revenus. L'excommunication perd à dater de cette date toute valeur dissuasive auprès des souverains d'Europe.
• Élisabeth Ire d'Angleterre en 1570, Rome lui refusant son titre de reine et l'accusant de favoriser le protestantisme anglais.
Époque contemporaine
• Alfred Loisy en 1908 pour son refus de souscrire à l'encyclique Pascendi et suite à la mis à l'index de ses livres en 1903. 2
• Mgr Lefebvre en 1988, Jean-Paul II a officiellement constaté son excommunication latae sententia, pour avoir ordonné des évêques sans son accord3. Il est le fondateur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X. Les quatre évêques qu'il a consacrés (Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galarreta) ont eux aussi été excommuniés.
Décret d'excommunication de Mgr Lefebvre
CONGREGATION DES EVEQUES 1er JUILLET 1988

Mgr Marcel Lefebvre, archevêque-évêque émérite de Tulle, ayant -malgré l'avertissement formel du 17 juin dernier et les interventions répétées lui demandant de renoncer à son intention- accompli un acte de nature schismatique en procédant à la consécration épiscopale de quatre évêques, sans mandat pontifical et contre la volonté du Souverain Pontife, il encourt la peine prévue par le canon 1364 §1 et par le canon 1382 du Code de Droit canonique.
Je déclare à tous que les effets juridiques en sont les suivants : d'une part Mgr Marcel Lefebvre, d'autre part Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galaretta ont encouru ipso facto l'excommunication latæ sententiæ réservée au Siège apostolique.
Je déclare en outre que Mgr Antonio de Castro Mayer, évêque émérite de Campos, ayant participé directement à la célébration liturgique comme consécrateur, et ayant publiquement adhéré à l'acte schismatique, a encouru l'excommunication latæ sententiæ prévue par le canon 1364 §1.
Nous avertissons les prêtres et les fidèles de ne pas adhérer au schisme de Mgr lefebvre, car ils encourraient ipso facto la peine très grave de l'excommunication.
De la Congrégation pour les Evêques, 1er juillet 1988. † Bernardin Cardinal GANTIN, Préfet

• Le 21 janvier 2009, le Pape Benoît XVI les a levés de cette excommunication par décret.
Mgr Emmanuel Milingo, ancien archevêque catholique, en 1996 pour avoir ordonné 4 hommes mariés évêques et pour s'être lui même marié.
COMMUNIQUE SUR LA SITUATION ECCLESIALE DE MGR. MILINGO
CITE DU VATICAN, 25 SEP 2006. La Salle de Presse du Saint-Siège a publié aujourd'hui le communiqué suivant sur la situation ecclésiale de Mgr. Milingo. Voici le texte du communiqué:

"Le Saint-Siège a suivi avec appréhension les récentes activités de Mgr. Emmanuel Milingo, Archevêque émérite de Lusaka, et de la nouvelle association de prêtres mariés, qui ont semé division et trouble parmi les fidèles".

"Des représentants à différents niveaux de l'Eglise ont vainement cherché de contacter Mgr. Milingo pour le dissuader de poursuivre ces gestes qui provoquent scandale, surtout par respect pour les fidèles qui ont poursuivi son ministère pastoral en faveur des pauvres et des malades".

"Tenant compte de la compréhension manifestée encore récemment par le Saint Père Benoît XVI envers cet ancien pasteur de l'Eglise, le Saint-Siège a attendu patiemment l'évolution des évènements, qui malheureusement ont conduit Mgr. Milingo à une condition irrégulière et une rupture progressive avec la communion de l'Eglise, d'abord en osant se marier et ensuite en ordonnant quatre évêques dimanche 24 septembre à Washington DC".

"Par ce geste publique l'Archevêque Milingo ainsi que les quatre évêques ordonnés ont encouru l'excommunication Latae Sententiae, prévue par le Code de Droit Canonique codice1382. D'autre part, l'Eglise ne reconnaît pas et n'entend pas reconnaître dans le futur de telles ordinations ainsi que toutes les ordinations qui en découleront, et retient que l'état canonique des quatre présumés évêques est celui précédant l'ordination".

"Le Siège apostolique, soucieux de l'unité et de la paix du troupeau du Christ, était confiant dans l'action fraternelle de personnes proches de Mgr. Milingo pour qu'il réfléchisse et revienne vers la pleine communion avec le pape Benoît XVI. Malheureusement les derniers évènements ont annulé de tels espoirs".

"En ces moments de souffrances ecclésiales, la prière de toute la communauté de fidèle se fait plus forte".
• 4

Notes
1. ↑ Par exemple, dans l'évangile selon Jean, 9:22 (« les Juifs étaient déjà convenus que, si quelqu'un reconnaissait Jésus pour le Christ, il serait exclu de la synagogue »), 12:42 (« ils n'en faisaient pas l'aveu, dans la crainte d'être exclus de la synagogue ») et 16:2 (« Ils vous excluront des synagogues ». Extraits de la traduction de Louis Segond, 1910.
Voir aussi
Articles connexes
• Liste des excommuniés célèbres
• Excommunication des acteurs
• Procès intentés aux animaux
• Droit canonique
• Anathème
• Interdit
• Excommunication chez les Témoins de Jéhovah
• Débaptisation, pour les excommunications volontaires
Bibliographie
• Jean Gaudemet, « Note sur les formes anciennes de l'excommunication », Revue des sciences religieuses, 23 (1949), p. 64–77 ;
• Françoise Monfrin, Dictionnaire historique de la papauté, sous la dir. de Philippe Levillain, Fayard, Paris, 2003 (ISBN 2-213-618577) ;
• Patrick Valdrini, Jean-Paul Durand, Olivier Échappé et Jacques Vernay, Droit canonique, Dalloz, coll. « Précis — Droit privé », 1999 (2e édition) (ISBN 2-24-703155-2).
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 27 février 2009 10:46

Modifié le mardi 03 mars 2009 03:35

ZENIT vous donne quotidiennement des informations sur l'Eglise et le monde. Etes-vous inscrit ? Je vous encourage à le faire et surtout à l'aider financièrement.

ZENIT vous donne quotidiennement des informations sur l'Eglise et le monde. Etes-vous inscrit ? Je vous encourage à le faire et surtout à l'aider financièrement.



Mgr Jean ABBOUD,

Nous vous remercions sincèrement de votre soutien.
Toute l'équipe de Zenit vous souhaite également un bon carême.

Bien respectueusement,

Geneviève Sidaner
Zenit

ROME
Le pape Benoît XVI rencontrera les évêques d'Irak aussi en Jordanie
Benoît XVI souhaite que le Moyen-Orient devienne une terre de dialogue
Un représentant du Vatican met en garde contre l'éducation anti-catholique

NOMINATIONS
Le cardinal Saraiva Martins devient « cardinal-évêque »

ENTRETIEN
Qu'apporte le jeûne ?
Le darwinisme est une théorie scientifique, pas une idéologie

INTERNATIONAL
Belgique : Le card. Danneels se réjouit de la prochaine canonisation du P. Damien
Etats-Unis : Dans le coma, il se réveille avant d'être « débranché »
Inde : Les évêques mettent en garde contre le « fondamentalisme biblique »
La Conférence épiscopale portugaise s'oppose aux unions homosexuelles
La crise écologique : reflet d'une crise spirituelle plus profonde
France : L'Ordre de Malte lance les 'P'tits déj' en Carême'

--------------------------------------------------------------------------------

Rome

--------------------------------------------------------------------------------

Le pape Benoît XVI rencontrera les évêques d'Irak aussi en Jordanie

Invitation de l'Eglise de Jordanie



ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - Les évêques d'Irak rencontreront le pape Benoît XVI à l'occasion de son voyage en Terre Sainte, au mois de mai prochain, a confirmé lundi 23 février à l'agence Ansa l'évêque de Bagdad des Latins, Mgr Jean Benjamin Sleiman.

Les évêques d'Irak ont en effet été invités par leurs confrères de Jordanie a indiqué l'évêque qui participait à Rome à un colloque organisé par la Communauté de Sant'Egidio sur le thème : « La valeur de l'Eglise au Moyen-Orient ».

« Nous, en tant qu' évêques, avons été invités par l'Eglise locale à nous rendre en Jordanie », a déclaré l'évêque latin.

Au cours de son voyage en effet, selon l'Eglise de Jordanie, le pape pourrait se rendre au Mont Nébo, à 40 km au sud de Amman, d' où Moïse a contemplé la Terre Promise. Jean-Paul II s' était lui-même recueilli au Mont Nébo en l'an 2000.

Le pape pourrait aussi inaugurer l' église du Baptême du Christ sur la rive jordanienne du Jourdain. La maquette avait été bénie par Benoît XVI à l' occasion d' une audience générale (cf. Zenit du 23 janvier 2008).

Le pape pourrait aussi, toujours de source jordanienne, se rendre à la mosquée dédiée au Roi Hussein.

Benoît XVI a lui-même annoncé ce voyage le 12 février dernier en recevant des représentants du judaïsme des Etats-Unis.

Le voyage du pape devrait avoir lieu - mais le Vatican n' a encore rien publié officiellement - du 8 au 13 mai, avec une partie jordanienne, avant sa visite à Jérusalem, Bethléem et Nazareth.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a confirmé le voyage sans préciser non plus de dates.




--------------------------------------------------------------------------------

Benoît XVI souhaite que le Moyen-Orient devienne une terre de dialogue

ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - A moins de trois mois de son voyage en Terre Sainte, Benoît XVI a souhaité que le Moyen-Orient devienne « une terre de dialogue et de collaboration fraternelle, de respect réciproque et de paix ».

C'est ce qu' affirme le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat, dans une lettre envoyée aux participants à un colloque organisé à Rome le 23 février par la Communauté Sant'Egidio sur le thème : "La valeur des Eglises au Moyen-Orient. Chrétiens et musulmans en discutent ensemble".

Benoît XVI souhaite que le Moyen-Orient devienne « une terre de dialogue et de collaboration fraternelle, de respect réciproque et de paix, grâce à l'apport responsable de tous les croyants qui y habitent », a écrit le cardinal Bertone.

Il s' agit d'un thème « de claire importance sociale et religieuse », a poursuivi le secrétaire d'Etat. Cette rencontre « constitue un pas supplémentaire dans l' itinéraire patient et profitable du dialogue entre chrétiens et musulmans sur des thèmes d' intérêts réciproques ». Celle-ci, en effet, « tend à affronter le n½ud crucial de la présence des communautés chrétiennes dans des régions à majorité islamique ».

L'objectif du congrès, a poursuivi le cardinal Bertone, est « de mettre en lumière, grâce à l'engagement de représentants importants du monde islamique, comment la présence des chrétiens au Moyen Orient représente une richesse véritable pour la société tout entière et une garantie significative de développement social, culturel et religieux ».

Dans cette lettre, le cardinal Bertone a aussi souligné que Benoît XVI « souhaite vivement que des éléments utiles se dégagent de cette réunion pour rendre le dialogue entre chrétiens et musulmans plus fraternel, spécialement dans les régions où les communautés chrétiennes sont minoritaires ».

La rencontre s' est articulée en trois parties : 'La richesse spirituelle', 'Culture, solidarité, éducation', 'Une fenêtre sur le monde' et s'est conclue par une table ronde sur le thème 'Chrétiens en monde arabe : communiquer la complexité'.

Plusieurs responsables de la Communauté Sant'Egidio ont pris part au colloque, dont le fondateur, Andrea Riccardi, ainsi que Mgr Antonio Maria Vegliò, secrétaire de la Congrégation pour les Eglises orientales, Mgr Jean Baptiste Sleiman, archevêque de Bagdad des Latins, Mgr Paul Youssef Matar archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Louis Sako archevêque chaldéen de Kirkuk, le métropolite grec-orthodoxe d'Alep Paul Yazigi et le métropolite syro-orthodoxe d'Alep Mar Gregorios Yohanna Ibrahim.

Marine Soreau





--------------------------------------------------------------------------------

Un représentant du Vatican met en garde contre l'éducation anti-catholique

L'imposition du programme québécois ECR viole les droits des parents


ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - Le nouveau programme sur la diversité religieuse imposé aux écoles québécoises constitue une violation des droits parentaux et frôle l'« anticatholicisme » selon le préfet de la Congrégation vaticane pour l' éducation catholique.

Le cardinal Zenon Grocholewski a commenté lundi dernier dans un entretien à l'agence ZENIT le programme québécois d' éthique et de culture religieuse (ECR), après la tenue d' une conférence à l' université pontificale Antonianum sur « le financement public des écoles catholiques » organisée par l'Institut Acton.

En septembre 2008, le ministère de l'Éducation du Québec a introduit un nouveau programme dans toutes les écoles publiques et privées de la province. Le nouveau cours obligatoire remplace le « programme d'enseignement moral et religieux catholique », l'« enseignement moral et religieux protestant » et l'« enseignement moral » parmi lesquels les parents pouvaient choisir.

Le nouveau programme confronte les élèves à une diversité de religions et à une éthique laïque.

« Aborder toutes ces religions viole le droit des parents à pouvoir éduquer leurs enfants conformément à leur propre religion » a expliqué le cardinal polonais qui se fait ainsi l' écho de parents qui affirment que les manuels ne sont pas neutres sur le plan idéologique.

« Parler de toutes les religions de la même manière, a poursuivi le cardinal Grocholewski, s' apparente quasiment à une éducation anticatholique, car ceci crée un certain relativisme ». Il a conclu en soulignant que cette méthode d' instruction pourrait en fin de compte être antireligieuse puisque les jeunes ont l' impression que chaque foi est un récit imaginaire.

L'a ssemblée des évêques catholiques du Québec s' était montrée modérée dans sa critique du programme
« Ethique et culture religieuse ». Dans leur déclaration en mars 2008, les évêques avaient admis que le programme pourrait « promouvoir une meilleure compréhension mutuelle entre ceux qui professent des croyances religieuses différentes ou laïques ». Les évêques s' étaient réjouis de ce que le nouveau cours souligne le rôle particulier du catholicisme dans l' histoire de la province canadienne française.

Toutefois, réaffirmant leur préférence pour le choix parental, les évêques ont déclaré s' en tenir à une attitude
« critique et vigilante ». Ils ont fait part de leur inquiétude que l' enseignement de la religion d'un point de vue strictement socio-culturel puisse mener à une compréhension restrictive de l'expérience religieuse.

Certains ecclésiastiques canadiens, tels le cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec, continuent à soutenir que les parents devraient pouvoir choisir d' exempter leurs enfants du programme pour des raisons de conscience. Pour le moment, le gouvernement du Québec n' a autorisé aucune de ces exemptions pour les parents concernés. Les élèves qui manqueraient les cours d'« Ethique et culture religieuse » pourraient être suspendus.

Kris Dmytrenko

Traduit de l'anglais par E. de Lavigne




--------------------------------------------------------------------------------

Nominations

--------------------------------------------------------------------------------

Le cardinal Saraiva Martins devient « cardinal-évêque »

Et le cardinal Vallini « cardinal-prêtre »


ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - Le pape Benoît XVI a élevé à l'ordre des cardinaux-évêques le cardinal José Saraiva Martins, préfet émérite de la Congrégation pour les causes des saints. Il lui a attribué le titre de l' Eglise suburbicaire de Palestrina.

Le pape a également élevé à l'ordre des cardinaux-prêtres son vicaire pour le diocèse de Rome, le cardinal Agostino Vallini. A cette occasion, le pape a élevé au rang presbytéral la diaconie de Saint-Pierre-Damien aux Monti di San Paolo.

Rappelons qu' à l' origine les cardinaux étaient des membres du clergé de Rome, dépendant de l'évêque de Rome qu' ils avaient la charge d' élire : d' où l' attribution à chaque cardinal d' un « titre » dans Rome ou dans les diocèses limitrophes pour rappeler ce lien concret avec l' évêque de Rome.

Le collège des cardinaux est structuré en trois ordres : les cardinaux évêques des diocèses voisins (suburbicaires), les cardinaux prêtres, titulaires des paroisses ou titres de la ville de Rome, et les cardinaux diacres, responsables des diaconies romaines. Les patriarches des Églises orientales sont assimilés aux cardinaux évêques mais gardent leur titre, sans recevoir de titre dans Rome.

Depuis 1962, les cardinaux qui ne sont pas encore évêques reçoivent la consécration épiscopale, sauf dispense spéciale du pape. Une disposition confirmée par le Code de droit canonique de 1983.

Jean-Paul II et Benoît XVI ont pourtant créé cardinaux des prêtres qui n' ont pas été consacrés évêques par la suite, comme le P. Henri de Lubac, jésuite, et le P. Yves Congar, dominicain.

Dans le collège des cardinaux, rappelons aussi que le doyen - élu - le cardinal Angelo Sodano, porte le titre honorifique d' évêque d'Ostie ; le camerlingue assure la gestion temporelle du Saint-Siège lors de la vacance du Siège apostolique ; le cardinal Protodiacre ( premier d'entre les cardinaux diacres ) annonce notamment le nom du cardinal élu pape au conclave.

Au moment de son élection, le cardinal Ratzinger était cardinal-évêque et doyen du collège des cardinaux.




ROME, Mercredi 25 février 2009 (ZENIT.org) - « Il y a toujours beaucoup d' angoisse à l' idée de se priver de nourriture », affirme Jean-Christophe Normand, animateur de retraites, dans cet entretien sur le jeûne. Il reconnaît qu'« il y a un enjeu authentique de conversion sur le plan spirituel », même si « les fruits sont propres à chaque personne ». « Ce qui est certain, dit-il, c'est que le jeûne apporte des réponses ».

Jean-Christophe Normand est laïc, père de famille. Consultant en Ressources humaines et coach en entreprise, il anime des retraites d' initiation au jeûne depuis 2007. Il a repris le projet lancé à l' origine par un théologien suisse, Harri Wettstein, qui a proposé pendant plusieurs années, au monastère bénédictin français de la Pierre-qui-Vire, l' expérience d' un jeûne de six jours selon une méthode éprouvée et adaptée à notre époque.

Zenit - Qu' apporte le jeûne sur le plan spirituel ?

J.-C. Normand - Il y a un enjeu authentique de conversion sur le plan spirituel. Les gens qui viennent, parfois non-croyants, sont en quête. Une quête qui va prendre corps pendant la semaine et qu' ils ne savent pas toujours nommer. Face à un enjeu de changement, le jeûne donne des ressources pour faire face à un passage. Pour les aider, un temps d' accompagnement individuel avec un moine est proposé et conseillé, même si rien n' est imposé. Les personnes qui viennent ont besoin d' être guidées. Durant la retraite, un travail considérable se fait en chaque personne et elles ont en général besoin d' exprimer ce qu'elles ressentent. Cette retraite est aussi l' occasion de suivre les Offices liturgiques des moines bénédictins et la vie de leur communauté. Nous leur proposons d' essayer de vivre la liturgie et de rentrer dedans, de voir comment cela se déroule, d' être attentif à ce qui s' y passe. Le jour où nous nous séparons, nous faisons un temps de relecture. Les personnes arrivent alors à mettre des mots sur ce qu'elles sont venues chercher. Les fruits sont propres à chaque personne. Mais ce qui est certain, c' est que le jeûne apporte des réponses.

Zenit - Et sur le plan physiologique ?

J.-C. Normand - Tout d' abord, il faut affronter la crainte du manque. Et c' est très encourageant de se rendre compte qu' on peut y arriver. Cela donne finalement une confiance personnelle très forte : mon corps a des ressources pour vivre des périodes de disette !

A travers le jeûne, nous percevons aussi les dysfonctionnements de notre alimentation. Il y a des personnes qui font des excès : cela permet de trouver une mise à distance, de retrouver une forme d' hygiène de vie, de bien être.

Enfin, le système digestif au repos dégage des ressources supplémentaires. On a moins besoin de dormir. La qualité de concentration est différente. Le niveau d' acuité intellectuelle est renforcé. L' énergie du corps passe à la tête...

Zenit - Le jeûne n' est pas une démarche naturelle...

J.-C. Normand - Non, il y a toujours beaucoup d' angoisse à l'idée de se priver de nourriture. Au niveau spirituel, cela relève du lâcher prise. En nous plaçant en position basse, en posture d' humilité, nous allons renoncer à notre appétit de puissance. Nous allons faire le tri de ce qui est nécessaire ou pas dans nos vies. Dans ce travail d' introspection et de mise à distance, tout ce qui est excessif dans nos vies va être temporisé.

Enfin, on ne jeûne pas que pour soi. Le jeûne ouvre aux autres et à la vie caritative. C'est pourquoi nous proposons systématiquement, en fin de retraite, de faire un don, de soutenir une ½uvre. Nous vivons ainsi pleinement les charismes associés à la vie du Christ. En plus de la joie d'un bien être physique, nous ressentons la joie d'être en communion avec nos frères et nos s½urs.

Pour participer à une retraite d'initiation au jeûne :

Abbaye Ste Marie de la Pierre-qui-Vire du 26 juillet au 2 août 2009

Abbaye saint Guénolé de Landévennec du 11 au 18 octobre 2009

Contact : Jean-Christophe Normand

Propos recueillis par Marine Soreau



ROME, Lundi 23 février 2009 (ZENIT.org) - Le 12 février dernier était célébré le 200e anniversaire de la naissance du scientifique et observateur anglais Charles Darwin, auteur de « L'origine des espèces » et de la seconde théorie de l'évolution, après celle de Lamarck. Cet anniversaire a été une occasion de dialogue ouvert entre scientifiques et théologiens, permettant de concilier la vision de la foi avec celle de la science, souvent considérées à tort comme s' opposant.

A ce propos, ZENIT s' est entretenu avec le père Marc Leclerc S.J, professeur de philosophie de la Nature à l' université pontificale Grégorienne, qui organise, aux côtés du Conseil pontifical pour la culture, le congrès sur le thème « Evolution biologique, faits et théories », qui se déroulera à Rome du 2 au 7 mars.

Zenit - Quelques mots d' abord de la vie de Darwin. Sa formation théologique dans l' Eglise anglicane a-t-elle eu une influence sur ses théories de l'évolution ?

P. Leclerc - Darwin était essentiellement un grand biologiste. Il n' était pas un philosophe ni un théologien. S' il est vrai qu' u départ sa formation a été davantage théologique au sein de l' Eglise anglicane, il a pris ses distances vis-à-vis de l'Eglise pour des raisons personnelles : principalement la mort de sa fille qui lui a semblé une grande injustice et a contribué à l' éloigner de la foi. Mais on peut dire qu' il est resté toujours respectueux ; sa femme, elle, était très croyante. Darwin a évolué. Pour finir, il a opté, comme il le disait lui-même, pour un agnosticisme ouvert, mais il n' a jamais été un athée qui utilise ses convictions religieuses contre la foi, comme le feront, malheureusement, certains de ses disciples. Mais il ne faut pas y voir une influence directe et encore moins la faute de Darwin. Il n' intervient ni dans un sens ni dans l' autre. Et sa théorie scientifique en tant que telle n'a rien à voir avec l' existence ou pas de Dieu, car nous sommes sur un tout autre plan.

Zenit - Quel risque y a-t-il de voir la théorie de l'évolution de Darwin se transformer en une idéologie ?

P. Leclerc - Je pense tout particulièrement à deux éléments de sa théorie : le caractère aléatoire des variations et le mécanisme de la sélection naturelle. Faire abstraction de ces deux éléments et les ériger en clé d' interprétation de toute la réalité, c'est passer, probablement même sans s'en rendre compte, d' un plan scientifique à un plan idéologique, ce qui est une fausse philosophie, une fausse théologie, et s' oppose directement à l' explication religieuse de la réalité. Les adversaires du darwinisme ne doivent pas tomber dans le même piège, en confondant la théorie scientifique avec ces extrapolations. La théorie scientifique mérite tout notre respect, mais doit être discutée au seul niveau scientifique, et c' est ce que nous nous proposons de faire dans ce congrès. Ses extrapolations théologiques n' ont rien à voir avec la science.

Zenit - Comment parvenir à une juste vision entre évolution et création ?

P. Leclerc - Je suis convaincu que la médiation philosophique est indispensable pour éviter une confusion entre les deux domaines : un conformisme ou un désaccord, une séparation radicale ou un méli-mélo de tout dans lequel on ne comprend plus rien, pour arriver à articuler de façon rationnelle des plans qui sont distincts. C' est là qu'une médiation philosophique s' avère indispensable.

Zenit - Dire que l' homme est le résultat de l' évolution du singe correspond-il à une vision chrétienne ? Si oui, à quel moment a été créée l'âme ?

P. Leclerc - Tout d' abord, nous sommes différents des singes. Ce sont nos cousins, pas nos ancêtres. Le problème est que biologiquement nous avons des ancêtres communs, nous sommes donc cousins sur le plan biologique. Mais leur histoire est différente de la nôtre. Les uns diront que la nôtre « commence avec l'homo sapiens », pour d'autres : « bien avant l'homo erectus », d'autres encore prétendent qu' « elle commence avant avec l'homo habilis ». Il est impossible de trancher. Nous avons des indices, mais aucune preuve formelle. Ces indices correspondent au caractère symbolique de la pensée, au langage articulé et symbolique ouvert à tous et à la possibilité d'avoir, librement, des relations avec autrui, avec Dieu. Je suis incapable de dire à quel moment est apparue l' âme humaine : ce que l' on sait, c' est que l' humanité est aujourd'hui une espèce unique de l' homme moderne sapiens sapiens. Au sein de cette espèce, chacun d' entre nous est créé par l' âme de Dieu, chacun étant doté d' une âme propre. Quand tout cela a-t-il commencé ? Nous disposons, entre autres, d' une donnée importante : l' évolution biologique aurait culminé avec l' homo sapiens. Mais déjà avant l' apparition de l' homo sapiens commence la révolution culturelle, propre à l'homme.

Zenit - La Genèse est-elle une théorie de la création du monde ou une théorie théologique pour expliquer la création de l'homme et sa liberté ?

P. Leclerc - Je rappelle ce que disait Galilée : la Bible ne nous enseigne pas « comment le ciel va, mais comment on va au ciel ». La Genèse nous relate comment l' homme a été créé par la pensée de Dieu, comment on va à Dieu et comment on s' est éloigné de Dieu. Elle ne nous dit pas scientifiquement pourquoi. A partir de cette conception, elle veut nous faire comprendre quel est le projet de Dieu sur l' homme et comment l'homme doit s'adapter à ce projet.

Zenit - L' homme est-il le seigneur de la création ou une espèce animale plus évoluée ?

P. Leclerc - Au niveau simplement phénoménologique, seul l' homme est capable d' une interaction avec son milieu en le modifiant à son gré, et il n' est pas obligé de s' adapter aux changements extérieurs du milieu. Un exemple : l' homme a produit « L' origine des espèces ». On n' a jamais vu un animal réfléchir sur son origine et sur l' origine de tous les êtres vivants.

Propos recueillis par Carmen Elena Villa

Traduction française : Elisabeth de Lavigne



ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - Le cardinal Godfried Danneels se réjouit de la prochaine canonisation du Père Damien de Molokai et indique deux dimensions de l'événement, indique l' agence belge Cathobel. Kerknet a aussi recueilli la réaction du Provincial de Picpus.

Le Père Damien, né Josef de Veuster, a été béatifié le 4 juin 1995 par le pape Jean-Paul II, et 13 ans plus tard, le 3 juillet 2008, la Congrégation pour la Cause des Saints a annoncé l' approbation, par Benoît XVI , de sa canonisation prochaine. Le consistoire du 21 février dernier a fixé la date de la canonisation qui aura lieu le 11 octobre prochain.

Le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, a annoncé sa venue à Rome pour la célébration : « Cette annonce me remplit de fierté et de joie. En tant qu' évêque du lieu dont le père Damien est originaire, il est évident que je me rendrai place Saint-Pierre ».

Il souligne deux aspects de l' événement : « L' événement est marquant à double titre : D'abord, parce que le père Damien est le premier saint originaire du diocèse depuis saint Jean Berchmans au seizième siècle. Ensuite, parce que le futur saint est une personnalité hors du commun. Il est devenu missionnaire - non pas par choix - mais afin de prendre la place de son frère qui était tombé malade. Une fois arrivé à Hawaï, il demanda à pouvoir se mettre au service des lépreux de Molokai, que des considérations sanitaires bannissaient de toute vie sociale. Il fit le choix de vivre au milieu d'eux et finit par être contaminé à son tour. A l' époque, la lèpre était une maladie mortelle. Pourtant, le père Damien garda l' espérance face à ce destin sans issue. Il se porta même volontaire pour que soient testés sur sa personne différentes formes de nouveaux traitements médicaux ».

« Quand on me demande de qui le père Damien pourrait devenir le patron, je réponds : De toutes ces personnes qui continuent à espérer contre toute espérance et qui persévèrent quoi qu' il advienne. C' est en effet cela que sa vie nous enseigne », a conclu le cardinal Danneels.

Dans les colonnes de KerkNet, le Père Fritz Gorissen, supérieur provincial de la province flamande des Pères de Picpus a également exprimé sa joie à cette nouvelle en disant ( la traduction est de Cathobel ) : « La canonisation du Père Damien est une confirmation ce que représente le Père Damien, raison pour laquelle il fut élu 'le plus grand belge' ».

« Cette parole du Père Damien est hautement significative: 'sans ma foi, il aurait été impossible de faire ce que j'ai fait'. La foi était essentielle pour le Père Damien. Elle était pour lui le motif de sa création. Ceci est très important, car cela montre que les gens sont capables de plus qu'ils ne le pensent s' ils ont confiance et se savent soutenus par leur foi. »

A propos de la vocation du P. Damien il ajoute : « Nous parlons parfois d' une vocation dans la vocation. Le Père Damien qui est parti comme missionnaire à la place de son frère malade, Pamfiel, a été neuf ans missionnaire à Hawaï. Sa vocation particulière, la vocation à l'i ntérieur de la vocation, a commencé à ce moment-là, quand il partit à Molokai pour soigner les lépreux. La date de la canonisation peut donner à cela une valeur particulière. »

Pour le Père Gorissen annonce des célébrations à Bruxelles et à Louvain (Leuven): « Une fête populaire est prévue et tous les évêques belges ont le projet d'une célébration nationale dans nos deux langues à Bruxelles, peut-être à la basilique de Koekelberg. En tant que Picpus, nous voulons aussi organiser quelque chose ici à Louvain, car c' est ici que se trouve la tombe du Père Damien. Nous envisageons de réunir les institutions et les organisations qui portent le nom du Père Damien.

Il y a quelque temps, la décision a été prise de céder au diocèse d'Honolulu une relique de la tombe du Père Damien à Louvain. À ce sujet le diocèse d'Honolulu avait introduit une requête chez nous via Rome et les évêques belges. Il s'a git d'un petit os du pied du Père Damien. Pour nous, il s' agit surtout de transmettre l' inspiration qui se dégage du Père Damien. »






ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - Dans le coma, Mike Connolly, 56 ans, s' est réveillé juste avant d'être « débranché » par les médecins, aux Etats-Unis, annonce « Gènéthique », la synthèse de presse de la fondation Jérôme Lejeune.

D' après les médecins, Mike Connolly n' aurait jamais dû se remettre de l'état dans lequel l' a plongé son arrêt cardiaque de 35 minutes et le fait que son cerveau n' ait pas été oxygéné pendant 10 minutes environ.

D' habitude, on estime qu' une absence d' oxygénation de plus de quatre minutes entraîne de sévères dommages dans le cerveau.



Source : Life News 20/02/09



ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - En Inde, dans le Karnataka, les évêques mettent en garde les catholiques contre le « fondamentalisme biblique », indique « Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des Missions étrangères de Paris (MEP).

Le 19 février dernier, dans leur déclaration commune à l'issue de leur session annuelle de six jours à Mysore, dans le sud de l'Inde, les évêques catholiques ont voulu mettre l' accent sur la nécessité pour tout chrétien de fonder sa vie sur la Parole de Dieu mais aussi mettre en garde les fidèles contre les dangers d'une interprétation trop littérale de la Bible (1).

Après avoir fait le constat du « manque de culture biblique » des catholiques dans leur ensemble, la Conférence des évêques catholiques de l'Inde (CCBI) de rite latin, qui se réunissait pour sa XXIe assemblée plénière, sur le thème « La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l'Eglise », a conclu qu'« un grand nombre de fidèles n' accor[dait] pas une place suffisante à la Bible dans la vie quotidienne ».

Selon eux, la « situation est aggravée » par le niveau accablant de certaines homélies qui ne réussissent pas à faire comprendre comment la Parole de Dieu concerne la vie de tous les jours du chrétien. Les prélats ont conseillé aux catholiques de mieux connaître la Bible et pour cela, d' en posséder un exemplaire par foyer et de la lire régulièrement. Ils ont également mis en garde les fidèles contre les dérives du « fondamentalisme biblique », qui s' appuie sur l' interprétation littérale de la Parole de Dieu. Une inquiétude qui est sans doute à mettre en lien avec les tragiques événements de l' automne dernier.

L' Etat du Karnataka, qui accueillait à Mysore les 116 membres du CCBI, fait en effet partie des régions qui ont été les plus touchées, après l'Orissa, par les violences antichrétiennes perpétrées par les militants hindouistes entre août et octobre 2008.

Les militants hindouistes, et en particulier ceux du Bajrang Dal (2) qui avaient alors brûlé et saccagé une quarantaine de lieux de culte, avaient justifié leurs violences en accusant les chrétiens d' avoir pratiqué des conversions forcées et insulté leurs dieux. Le Bajrang Dal avait fait circuler des brochures qu' il disait avoir été distribuées par l'Eglise pentecôtiste The New Life Fellowship Trust, et intitulées « N' adorez pas les dieux hindous » (3).

Mangalore, importante ville portuaire, et fief de nombreux mouvements évangéliques, avait subi les plus violentes et les plus nombreuses attaques, jusqu'à 12 agressions simultanées le 14 septembre 2008. L' évêque de Mangalore, Mgr D' Souza, avait alors vivement critiqué les Eglises évangéliques d' être à l'origine de ce déchaînement anti-chrétien, soulignant leurs méthodes prosélytes agressives et l' amalgame qui pouvait avoir été fait par les hindouistes, ne voyant pas de différences entre les différentes Eglises (4).

Le ministre-président du Karnataka, B. S. Yeddyurappa, s' exprimant sur CNN-IBN (5) le 18 septembre dernier, avait lui-même reconnu l' absence de collusion entre les catholiques et les évangéliques: « J' incline à croire que la New Life Church cherche à convertir les gens. J' ai demandé à l' évêque catholique de nous aider mais, tout comme nous, il n' a pas de possibilité d' action sur eux ».

Selon The Times of India, du 17 septembre 2008, la New Life Fellowship Trust (NLFT) dirige deux centres à Mangalore depuis plus de vingt ans. Donald P. Menezes, pasteur, et membre du comité exécutif des missions du Karnataka de la NLFT, y déclare que son Eglise ne pratique aucune conversion forcée mais que leur mouvement connaît une forte progression. Selon lui, quelque 500 personnes assistent aux différents offices en anglais et langues vernaculaires, dont « beaucoup de croyants de différentes religions qui viennent à nos cessions de guérison. Ils sont guéris de maladies très graves comme le cancer »

Le pasteur évangélique nie également toute paternité de la NLFT concernant la brochure incriminée. En décembre dernier, le All India Christian Council (AICC) a laissé entendre que le document était un faux, soulignant que seuls deux bâtiments de la New Life Fellowship Trust avaient été attaqués sur 39 églises saccagées, ce qui rendait peu crédible les accusations d' hindouistes dirigées contre une Eglise en particulier.





ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - La Conférence épiscopale portugaise (Cep) réaffirme son opposition à toute tentative « d' assimiler les unions homosexuelles au mariage de familles constituées sur la base d' un amour entre un homme et une femme ».

La note pastorale du Conseil permanent de la Conférence épiscopale portugaise intitulée 'Em favor do verdadeiro casamento' ('En faveur du vrai mariage'), a été évoquée dans L'Osservatore Romano, le 24 février.

Cette note entend aussi répondre à l'engagement pris par le premier ministre portugais, le socialiste José Sócrates Carvalho Pinto de Sousa, d' autoriser de telles unions s' il est réélu à l'automne prochain.

La famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme « a le droit de voir reconnue son identité unique et incomparable, sans mélange et sans confusion avec d'autres formes de cohabitation ». Dénonçant « la tentative de détruire la société portugaise », les évêques soulignent qu' une loi qui autoriserait le mariage et l' adoption par des couples homosexuels « constituerait un changement grave des bases anthropologiques de la famille et, avec elle, de toute la société, mettant en danger son équilibre ».

Le Conseil permanent de la Cep entend rappeler la « complémentarité des deux sexes » et avertit que plusieurs « modèles alternatifs » de mariage et de famille « représenteraient des sources de perturbation pour les adolescents et les jeunes ».

Les évêques portugais, tout en affirmant que « l' homosexualité dénote l' existence de problèmes d' identité personnelle », rappellent que « l' Eglise rejette toute forme de discrimination ou de marginalisation des personnes homosexuelles et demande qu' elles soient accueillies fraternellement » et qu' on les aide « à dépasser des difficultés qui, bien souvent, engendrent de grandes souffrances ».

« L' opposition de l' Eglise s' étend aussi à la possibilité d' adoption de la part de personnes homosexuelles », précisent encore les évêques portugais.

La Cep sollicite enfin des initiatives qui « aident les familles stablement constituées à dépasser les problèmes » que beaucoup affrontent, qui valorisent la famille « comme lieu fondamental d' éducation des enfants » et qui protègent « son rôle important dans la vie sociale ».

Marine Soreau




ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - Lors de leur rencontre annuelle sur le thème de la sauvegarde de la création, les membres du Comité Conjoint de la Conférence des Eglises Européennes (KEK) et du Conseil des Conférences Episcopales d'Europe (CCEE), ont fait le lien entre crise écologique et crise spirituelle.

Dans un communiqué publié suite à leur rencontre qui s' est déroulée à Esztergom (Hongrie) du 19 au 23 février, les membres du Comité ont estimé que les plus pauvres sont les « premières victimes » d' une attitude irresponsable à l' égard de la création.

Le Comité a notamment réfléchi « sur le fait que la crise écologique, en tant que telle, constitue le reflet d'une crise spirituelle plus profonde », et il a exprimé son appréciation pour ces paroles de Benoît XVI : « Les déserts extérieurs se multiplient dans notre monde, parce que les déserts intérieurs sont devenus très grands ».

« Les participants ont reconnu que, en tant qu' êtres humains, nous avons besoin de nous considérer, nous-mêmes, comme gardiens de la création et non pas comme exploitants de celle-ci ». « La sollicitude envers une protection appropriée de la création est étroitement liée à la sollicitude envers la justice dans le monde », poursuit le communiqué.

Les membres du CCEE et de la KEK ont reconnu que, en tant qu' européens, « il nous faut partager un sentiment de solidarité envers les plus pauvres de notre planète, qui sont les premières victimes de notre attitude irresponsable à l' égard de la création ».

Le Comité a enfin souhaité que le CCEE et la KEK élargissent la possibilité de partager des « expériences positives ». Il a reconnu que « les Eglises d' Europe doivent prendre leurs responsabilités afin d'être de véritables gardiens de la création, en faisant des pas en avant notamment pour réduire notre 'empreinte de carbone' ».

La prochaine session annuelle du Comité aura lieu du 8 au 11 mars 2010 sur le thème des migrations.

La Conférence des Eglises d' Europe (KEK) est une communion de 125 Eglises orthodoxes, protestantes, anglicanes et de vieux-catholiques de tous les pays d'Europe et de 40 organisations associées. Fondée en 1959, la KEK a des bureaux à Genève, Bruxelles et Strasbourg.

Le Conseil des Conférences épiscopales d'Europe (CCEE) réunit les présidents des 33 Conférences épiscopales existant actuellement en Europe, représentées de droit par leur président, ainsi que les archevêques de Luxembourg et de la Principauté de Monaco et l'évêque de Chisinau (Moldavie).




ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - L' Ordre de Malte France lance cette année l'opération de générosité 'P'tits déj' en Carême'. Des jeunes participeront à une collecte de produits alimentaires en faveur des plus démunis.

Pour le Carême, l'Ordre de Malte France « lance une nouvelle opération riche de sens et de générosité au profit de ceux qui vivent dans la rue », affirment-ils dans un communiqué. « Elle consiste à collecter des produits alimentaires qui seront transportés vers des lieux où des petits-déjeuners sont servis par les bénévoles de l' association aux plus démunis ».

« P'tits déj' en Carême s' adresse aux élèves des écoles primaires et des collèges, aux groupes de catéchisme, mais aussi aux divers mouvements de jeunes de toute la France ». « Pendant ces 40 jours de partage, les jeunes vont participer à une collecte de produits nécessaires à l'organisation de petits-déjeuners, auprès de leur famille, amis et proches ».

Pour l' Ordre de Malte, « cette opération est aussi l' occasion de sensibiliser ces jeunes et de les écouter sur les thèmes de la précarité, de l' accueil, de la générosité, de la charité ».

Depuis 10 ans, l' Ordre de Malte organise les 'P'tits déj' du dimanche matin, où chaque dimanche d' hiver, des personnes démunies sont conviées à venir partager un petit-déjeuner près d' une cathédrale ou d' une église. « Les bénévoles qui les accueillent profitent de ce rendez-vous pour créer un lien avec eux, les écouter, les réconforter, leur redonner une véritable dignité ».
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 25 février 2009 03:00

Modifié le samedi 28 février 2009 16:42

Toute discrimination serait-elle un attentat contre l'humanité entière ?

Toute discrimination serait-elle un attentat contre l’humanité entière ?
La famille SNEIJ accuelle Monseigneur Jean ABBOUD et le Révérend Père Jihad JALHOUM à ANVERS



Pour le pape, toute discrimination est un attentat contre l'humanité entière

Benoît XVI à l'Assemblée plénière de l'Académie pontificale pour la vie


ROME, Lundi 23 février 2009 (ZENIT.org) - Toute discrimination fondée sur « des facteurs génétiques réels ou présumés » est un « attentat contre l'humanité entière », a estimé Benoît XVI.

Tout en dénonçant ceux qui privilégient des critères comme « l'efficacité et la beauté physique » au détriment « d'autres dimensions de l'existence », le pape a rappelé, en recevant en audience les participants à l'Assemblée plénière de l'Académie pontificale pour la vie, le 21 février, que « l'homme sera toujours plus grand que tout ce qui forme son corps ».

« Il est nécessaire de rappeler que toute discrimination exercée par un quelconque pouvoir vis-à-vis de personnes, de peuples ou d'ethnies sur la base de différences ramenées à des facteurs génétiques réels ou présumés, est un attentat contre l'humanité entière », a estimé le pape. « Le développement biologique, psychique, culturel et l'état de santé ne peuvent jamais devenir un élément discriminant », a-t-il ajouté.

Le pape a ainsi évoqué les risques de l'eugénisme, une pratique qui a eu « dans le passé des formes invraisemblables de discriminations authentiques et de violence ».

« Des manifestations préoccupantes de cette pratique haineuse, qui se présente sous des traits différents, apparaissent encore de nos jours », a-t-il souligné.

« Bien sûr, a poursuivi Benoît XVI, les idéologies eugénistes et raciales qui par le passé ont humilié l'homme et provoqué des souffrances inhumaines, ne sont pas reproposées, mais une nouvelle mentalité s'insinue, qui tend à justifier une considération différente de la vie et de la dignité personnelle fondée sur le désir et sur le droit individuel ».

« On tend ainsi à privilégier la capacité opérationnelle, l'efficacité, la perfection et la beauté physique au détriment d'autres dimensions de l'existence qui ne sont pas retenues comme dignes », a dénoncé le pape.

Pour le pape, « si l'homme est réduit à un objet de manipulation expérimentale dès les premiers stades de son développement, cela signifie que les biotechnologies médicales se rendent à l'arbitraire du plus fort ». « La confiance dans la science ne peut faire oublier le primat de l'éthique quand la vie humaine est en jeu ».

Dans son discours, Benoît XVI a souligné l'importance de « consolider la culture de l'accueil et de l'amour qui témoignent concrètement de la solidarité envers celui qui souffre, abattant les barrières que la société érige souvent en discriminant celui qui est handicapé ou touché par une pathologie, ou pire, en arrivant à une sélection et au refus de la vie au nom d'un idéal abstrait de santé et de perfection physique ».

« Il est nécessaire de rappeler que l'homme sera toujours plus grand que tout ce qui forme son corps », a insisté le pape.

« Chaque être humain est donc beaucoup plus qu'une combinaison singulière d'informations génétiques qui lui sont transmises par ses parents », a-t-il poursuivi en invitant la science à « entrer dans le mystère de la vie » et pour cela à ne pas s'isoler « en prétendant avoir le dernier mot ».

[Le discours de Benoît XVI est publié intégralement ci-dessous dans la section "documents"]

Marine Soreau
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 24 février 2009 13:49

POURQUOI S'EN PRENDRE A UNE FILLE DE 18 MOIS ET POURQUOI DE LA FAMILLE GEMAYEL PRECISEMENT ?

POURQUOI S'EN PRENDRE A UNE FILLE DE 18 MOIS ET POURQUOI DE LA FAMILLE GEMAYEL PRECISEMENT ?
23 Feb. 2009
Kataeb.org : المكان: تقاطع مار متر مدرسة الحكمة الأشرفية
والزمان: 23 شباط 1980
مأساة جديدة تضاف الى مأساة العائلة والحزب اللذين سدّدا أغلى الفواتير ليحيا هذا الوطن. بشير الجميل وحزب الكتائب يقدمان مايا الجميل شهيدة على مذبح الله والوطن والعائلة.
كان البشير يقول قبل استشهاد مايا: "كنت أخجل عندما أنظر الى عيون اهل الشهيد". أما بعد استشهادها فبات يردد:" أنا ايضا اب شهيد واعرف قيمة هذه التضحية".
فاغتيال مايا شكل نقطة تحول في حياة بشير. ويومها عرف جيدا مدى حقد وسفالة من كان يواجههم. انها وبكل بساطة تراجيديا هذا الوطن الذي لا يملك مهما أحببناه التبرير الأخلاقي للموت من أجله، سواء عبر حروب أهلية أو عبر اغتيالات سوداء تطال رموزه، أو ربما عبر أقدار هوجاء تتكرر على عائلة وحزب سدّدا نصيبهما من الدماء يوم اغتيل بشيرهم في أيلول 1982، وطائر فينيقه في 21 تشرين الثاني 2007 ، ومايا في 23 شباط 1980 ، والقافلة تطول وتطول...
ان استشهاد مايا ابنة الثمانية عشر شهرا، ولّد عند بشير وعند الكثيرين وجعا لا يمكن ترويضه، ولعل أرعب ما في الاستشهاد أن هناك لحظة تعترض السياق الطبيعي للحياة، وتبدو معها الأشياء وكأنها اتخذت مسارها المتوحش اللاعقلاني، منذرة بأن لبنان الذي نعرفه انتهى، ولبنان الذي نريده انتهى ايضا ، ولبنان الذي نسير اليه يشبه مجلس عزاء يرخي بارثه الثقيل على أجيال آتية من اللبنانيين. هكذا كانت الحال يوم استشهاد مايا في قلب الأشرفية.
اليوم وبعد مرور كل هذه السنوات، نتساءل اين هي العدالة وهل ستأخذ مجراها ويتم الاقتصاص من المجرمين، مع أن المنفذين عقدوا يومها مؤتمرا صحافيا ليتباهوا بفعلتهم. اليوم نتذكر مايا لنذكّر البعض أنها كانت على رأس قائمة الأطفال الشهداء، والكتائب على مر الأيام والشهور والسنين خزان أبطال وأطفال يظهرون شهداء يضيئون سماء الوطن حرية وعنفوان.
وغدا عندما تأخذ المحكمة الدولية مجراها، سنعرف من قتل مايا وبشير وأمين أسود وبيار وكل الشهداء. وستتطلع مايا من فوق بابتسامتها البريئة. ونحن سنبني الوطن الجميل الذي يشبه عيونها.

بيار البايع


[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 23 février 2009 06:22

Modifié le lundi 23 février 2009 10:14